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  <title>Activiste de Droits Humains</title>
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  <title>La lutte pour l’eau des paysans de Tafarzazat نضال فلاحي تفرزازات من أجل الماء</title>
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  <updated>2008-11-18T19:01:59+00:00</updated>
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  <author><name>Taroudant</name></author>
  <category term="Paysans-pauvres" label="paysans pauvres"/>
  <summary>UMT - Union marocaine du travail
Fédération nationale du secteur agricole
Syndicat agricole d’Aoulouz


Taroudant, 06.11.2008
Les paysans de la Saguia de Tafarzazat, près d’Aoulouz en sit-in devant la préfecture de Taroudant</summary>
  <content type="html">&lt;p&gt;UMT - Union marocaine du travail
Fédération nationale du secteur agricole
Syndicat agricole d’Aoulouz&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Taroudant, 06.11.2008
Les paysans de la Saguia de Tafarzazat, près d’Aoulouz en sit-in devant la préfecture de Taroudant&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les paysans pauvres d’Aoulouz souffrent des survivances du féodalisme qui continue d’exploiter les terres, l'eau et les hommes en l'absence quasi-totale de réaction des autorités, depuis la construction du barrage d’Aoulouz à la fin des années 80.De nombreuses sources au pied du barrage se sont épuisées, seules en subsistent trois, qui bénéficient de fuites du barrage. La source Tafarzazat alimente douze douars, dont les plus importants sont Zaouiat Si Korchi, Targant, Timelt et Tazmourt, le plus proche du centre d’Aoulouz.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La souffrance des paysans pauvres a commencé après la construction du barrage, qui a provoqué l’assèchement de la Saguia de Taboumahaout, la plus proche de la Saguia de Tafarzazat.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Afin de sortir de ce pétrin, le Bureau régional du développement agricole a créé en 2001 une association d’usagers d'eau spécifique aux agriculteurs du secteur d’Aoulouz pour gérer la crise, dans un climat de terreur à l’encontre des paysans pauvres de la Saguia de Tafarzazat, qui ont refusé de rejoindre cette association.
À ce moment-là, les Forces auxiliaires ont encerclé le siège de la commune pour interdire toute expression de refus, réprimer toute dissidence et prévenir un soulèvement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette association n’était pas destinée à tout le monde&amp;nbsp;: les nouveaux féodaux lui ont mis le grappin dessus, empêchant les pauvres d’utiliser cette eau pour l’irrigation. Cela a poussé certains paysans à se tourner vers la justice pour obtenir réparation. La masse des paysans pauvres a attendu les résultats de la procédure judiciaire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans les premières années d’existence de l’association, on trouvait normal l'usage de l'eau malgré, de payer la somme demandée, soit 15 Dirhams de l’heure, sachant qu'il y a 8 débits des trois sources toutes les 24 heures, et cela toute l’année. Soit 2500 dirhams par jour, environ 100 millions de centimes chaque année&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Depuis 5 ans, les paysans de la Saguia de Tafarzazat souffrent de l’injustice à leur encontre, à cause de leurs opinions politiques. Le maire les a punis pour leurs positions lors des élections de 2003, les privant de l'eau de la saguia, la détournant vers la Saguia de Taboumahaout, dont ces alliers l’ont soutenu. Un sommet a été atteint au cours de la saison agricole 2007/2008, lorsque le maire a refusé le droit naturel à l'eau pour l'irrigation, provoquant l’assèchement des récoltes. Ne pouvant plus récolter un seul grain de blé ni une seule olive – et leurs oliviers menacés de mourir – il ne restait plus aux paysans qu’à se soulever contre le féodalisme. C’est alors, en mars 2008, qu’ils ont rejoint le syndicat agricole d’Aoulouz, après avoir épuisé les tentatives de dialogue avec le maire, les autorités se montrant incapables de trouver une solution équitable, face au poids du féodalisme.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’UMT a ouvert un dialogue avec les autorités de Taroudant en présence de représentants du Ministère de l'Agriculture et de l’Équipement et de l’Agence de l’Eau du Sous Massa-Drâa. 8 mois de discussions n’ont abouti à rien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un jugement a condamné l’Association d’usagers à verser 1,17 millions de dirhams aux paysans victimes des privations d’eau et à la saisie de ses biens, dont son compte bancaire, sur lequel se trouvaient seulement 40 mille dirhams.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Face à la faillite de l’association, son président – le maire-adjoint et frère du maire – a convoqué une assemblée générale le 22 Juin 2008 pour renouveler la direction, afin de donner une légitimité aux violations subies par l’association.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La syndicat des paysans d'Aoulouz a organisé plusieurs manifestations contre le maire d’Aoulouz et son frère le président de l'association, la première devant la sous-préfecture le 9 avril 2008, puis une journée de solidarité avec les paysans de Tafarzazat le 18 Mai 2008, à laquelle ont participé plusieurs journalistes, l'Association marocaine des droits de l'homme et des partis politiques, qui ont pu voir de leurs propres yeux la souffrance des paysans de Tafarzazat. La manifestation suivante a eu lieu le 22 Juin devant la mairie, durant l’assemblée générale fantoche convoquée par le président, où les paysans se sont retirés de l’association.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’association a encaissé en 8 ans environ 700 millions de centimes, dont seuls 40 ont été investis dans un pressoir à olives. Le reste s’est envolé. Le président a favorisé dans les attributions d’eau des utilisateurs de ses amis, qui ne sont même pas des paysans.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Malgré tout cela, le président de l’association a été reconduit dans ses fonctions par les autorités.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les paysans pauvres de Tafarzazat ont alors créé leur propre association pour l’eau et l’irrigation. Ils en ont informé les autorités, le bureau régional du développement agricole, les services de l’Équipement et l’Agence de l’eau régionale. Mais ils n’ont pas le reçu de dépôt de leur association. L’UMT a alors engagé des discussions avec les autorités pendant deux mois. Conclusion&amp;nbsp;: la faillite de l’association d’usagers a été constatée, il faut la dissoudre et créer trois associations, une par saguia. Le mois de septembre 2008 a été choisi pour mettre en œuvre cette décision. Les autorités d’Aoulouz et les responsables des trois services gouvernementaux n’ont rien pu faire face aux féodaux. Le syndicat a donc engagé un dialogue direct avec la province de Taroudant, tandis qu’à l’extérieur, 36 paysans faisaient un sit-in le 11 Septembre. Leurs délégués syndicaux ont été reçus à plusieurs reprises par le chef de cabinet du gouverneur, demandant que celui-ci prenne un arrêté de dissolution de l’association fantoche.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lors de la dernière réunion le 23 Octobre 2008, la province a promis une date de rencontre pour la semaine suivante. Puis plus rien. Comme on était au début de la nouvelle année agricole, les paysans, déjà stressés, éprouvaient une grande angoisse, entretenue par les menaces de la milice à la solde du président, qui ont dressé une liste de paysans contre lesquels engager des poursuites judiciaires. En tête de cette liste, Mohamed Zorrit,  injustement accusé de voler de l'eau de la Saguia Taboumahaout. Il a été arrêté à Taroudant le 14 Juillet 2008,il a passé 10 jours en prison puis il a été relaxé, après que son innocence a été prouvée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cet acte répressif a semé la terreur chez les paysans de Tafarzazat, ce qui a enflammé la situation. Il ne leur restait plus qu’à exprimer leur colère. Ils ont donc tenu un sit-in devant la province de Taroudant le 4 Novembre 2008, soutenus par l'Association marocaine des droits de l'homme, les syndicats, les partis politiques et les militants. 60 paysans ont passé une nuit froide devant la province, demandant à être reçus par la gouverneur, qui les a enfin reçus le 5 Novembre à 13 heures. Ils ont exposé leurs problèmes et leurs revendications. La date du 20 Novembre été convenue pour régler le différent entre les paysans de Tafarzazat et le président de l’association d’usagers de l’eau.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Leur seule revendication était de pouvoir être indépendants de cette association en faillite et de pouvoir gérer leurs affaires eux-mêmes à travers leur propre association.&lt;/p&gt;


&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Saguia&amp;nbsp;: canal&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;


&lt;p&gt;Signé&amp;nbsp;: Le Bureau de l'UMT&lt;/p&gt;



&lt;pre&gt; الإتحاد المغربي للشغل&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;الجامعة الوطنية للقطاع الفلاحي
نقابة فلاحي أولوز
تارودانت في&amp;nbsp;: 06/11/2008
فلاحو ساقية تفرزازات بأولوز
يعتصمون أمام عمالة تارودانت&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;يعاني الفلاحون الفقراء بأولوز من مخلفات الإقطاع الذي ما زال يستغل الأرض و الماء و الإنسان في غياب شبه تام لفعل السلطات ، فبعد بناء سد أولوز في نهاية الثمانينات من القرن 20 نضب عدد من العيون في سافلته إلا ثلاثة منها التي تتغذى على تسربات السد ، و من بين هذه العيون الحية ساقية تفرزازت التي تشرف على أراضي 12 دوارا و أهمها زاوية سي القرشي و تركانت و تيملت و تزمورت القريبة من مركز أولوز ، و بدأت معاناة الفلاحين الصغار و الفقراء بعد بناء السد خاصة و أن ساقية تبومهاوت المجاورة لساقية تفرزات قد نضبت بعد حجز المياه بحقينة سد أولوز ، و للخروج من ورطته عمل المكتب الجهوي للإستثمار الفلاحي تم تأسيس جمعية مستخدمي المياه للإغراض الزراعية بأولوز من أجل تدبير الأزمة ، و قد تم تأسيسها سنة 2001 في جو من الرعب الممارس ضد الفلاحين الصغار و الفقراء بساقية تفرزازت الرافضين لهذه الجمعية حيث&amp;nbsp;طوقت القوات المساعدة مقر الجماعة لمنع أي تعبير عن الرفض و قمع كل محاولة انتفاضة ، فكان لتأسيس الجمعية قسرا و استيلاء الإقطاع عليها أثر كبير في حرمان مجموعة من الفلاحين الصغار و الفقراء من الإستفادة من مياه الري ، الشيء الذي دفع بعض هؤلاء إلى اللجوء إلى العدالة من أجل إنصافهم و بقي باقي الفلاحين العاجزين عن الدفاع عن حقوقهم أمام القضاء ينتظرون ما ستؤول إليه المحاكمة ، و كانت السنوات الأولى لتأسيس الجمعية طبيعية بالنسبة لفلاحي ساقية تفرزازات رغم المستحقات المفروضة عليهم و المتجلية في 15 درهما للساعة من الماء الصالح للري ، مع العلم أن ثلاثة سواقي تعطي 8 صبيبات كل 24 ساعة على مدار السنة دون انقطاع و دون مصاريف تذكر حيث&amp;nbsp;العيون كلها على حساب تسربات سد أولوز بمعنى أزيد من 2500 درهم يوميا أي ما يناهز 100 مليون سنتيم كل سنة.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;و منذ خمس سنوات و فلاحي ساقية تفرزات يعانون من الحيف الممارس ضدهم نتيجة مواقفهم السياسية بعدما عمل رئيس الجمعية على معاقبتهم على مواقفهم منذ انتخابات 2003 ، و ذلك بحرمانهم من مياه ساقية تفرزازات التي يعمل على تحويلها إلى ساقية تبومهاوت لصالح بعض أعوانه الذين يدعمونه بالمجلس القروي ، و وصلت معاناة فلاحي تفرزازت مداها خلال الموسم الفلاحي 2007/2008 عندما منعهم الرئيس من الحق الطبيعي في الماء الصالح للري فارضا عليهم جفافا مصطنعا جعل أراضيهم قاحلة ، و ذهبت محاصيلهم هذه السنة أدراج الرياح و لم ينعموا بحبة قمح و لا حبة زيتون و أشرفت أشجار الزيتون على الموت المحقق و لم يبق أمام هؤلاء إلا الإنتفاضة ضد الإقطاع ، فالتحقوا بنقابة فلاحي أولوز في مارس 2008 بعدما استنفدوا كل محاولات التفاوض مع الرئيس عن طريق السلطات بأولوز العاجزة عن إيجاد حل عادل ينصفهم أمام قوة الإقطاع ، و فتحت النقابة الحوار مع السلطات بتارودانت بحضور ممثلي وزارة الفلاحة و التجهيز و وكالة الماء بسوس ماسة لأزيد من 8 أشهر دون أن تصل إلى حل يذكر ، و خلال هذه السنة صدر حكم ضد الجمعية لصالح بعض الفلاحين المتضررين و الذي بلغ 117 مليون سنتيم و تم تنفيذه و حجز جميع ممتلكات الجمعية بما فيها حسابها البنكي الذي بلغ 4 ملايين سنتيم ، و في ظل المشاكل العويصة التي تعانيها الجمعية و التي تعبر عن إفلاسها قام الرئيس بعقد الجمع العام التجديدي يوم 22 يونيو 2008 لإطفاء الشرعية على الخروقات التي طالت الجمعية.
و قد نظمت نقابة فلاحي أولوز عدة احتجاجات ضد رئيس الجمعية كان أولها الوقفة الإحتجاجية أمام قيادة أولوز في 09 أبريل 2008 و اليوم التضامني مع فلاحي تفرزازت يوم 18 ماي 2008 الذي حضره مراسلو الجرائد و الجمعية المغربية لحقوق الإنسان و الأحزاب السياسية و تم الإطلاع على معاناة الفلاحين بساقية تفرزازات و الوقفة الإحتجاجية الثانية أمام مقر الجماعة في حين انعقاد الجمع العام التجديدي يوم 22 يونيو 2008 بعد إعلان انسحاب فلاحي تفرزازت من الجمعية ، و رغم ما شاب الجمع العام من خروقات خاصة إغراقه بمجموعة من معاوني الرئبس الذين لا علاقة لهم بالفلاحة من قريب أو من بعيد و التقرير المالي المغشوش بفائض بلغ 4 ملايين سنتيم ؟ مع العلم أن مداخيل الجمعية طيلة 8 سنوات تفوق 700 مليون سنتيم دون أن تكون لها مصاريف تذكر إلا بناء معصرة الزيتون ب 40 مليون حسب التقرير المالي و مستحقات أجر 4 مستخدمين مكلفين بتوزيع المياه حسب أهواء الرئيس الذي يتحكم في كل شيء داخل الجمعية و الجماعة و أراضي أولوز ، رغم كل هذه الخروقات و تحذير النقابة للسلطات قامت هذه الإخيرة بمنح وصل الإيداع التجديدي للرئيس لتزكية شرعية خروقاته ، و قام فلاحو تفرزازات بتأسس جمعية تفرزازت للماء الصالح للري بعد إعلام السلطات و المكتب الجهوي للإستثمار الفلاحي و مندوبية التجهيز و وكالة الماء بسوس ماسة الذين قاطعوا الإجتماع و ووجهت جمعيتهم برفض السلطات بسليم وصل الإيداع لها.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;و دخلت النقابة في حوارات مارطونية مع السلطات و الفلاحة و التجهيز و وكالة الماء لمدة شهرين خلص فيها المجتمعون إلى أن جمعية أولوز لمستخدمي المياه للأغراض الزراعية قد أفلست ، و أنه يجب حلها و تأسيس ثلاث&amp;nbsp;جمعيات على ثلاث&amp;nbsp;سواقي و من بينها ساقية تفرزازت و حددت بداية شتنبر 2008 لتنفيد هذا الوعد ، إلا أن السلطات بأولوز و معها ممثلي الوزارات و الوكالة عجزوا أمام الإقطاع على تنفيذ وعودهم ، و دخلت النقابة في حوار مباشر مع عمالة تارودانت بعد زيارة كل من مندوبية التجهيز و المكتب الجهوي للإستثمار الفلاحي و وقوف 36 فلاحا أمام مقر العمالة للتعبير عن احتجاجهم يوم 11 شتنبر 2008 الذين تم استقبال لجنتهم النقابية ، و التي دخلت في لقاءات عديدة مع رئيس ديوان عامل الإقليم من أجل إصدار قرار في حق الجمعية لإنصاف فلاحي ساقية تفرزازت و كان أخر لقاء يوم 23 أكتوبر 2008 و الذي تم فيه وعد بتحديد لقاء في الأسبوع المقبل ، و قد طال انتظار الفلاحين في ظل دخول عام فلاحي جديد تنتظرهم فيه أعمال شاقة و مهام جسام خاصة و هم يعيشون متوترين جراء الحيف الذي لحقهم و الإستفزازات التي يتعرضون لها يوميا من طرف العصابات التابعة للرئيس ، مع العلم أن هؤلاء وضعوا لائحة للفلاحين المستهدفين بالمتابعات القضائية كان على رأسها الفلاح محمد زريط الذي تم اتهامه ظلما بسرقة مياه ساقية تبومهاوت التي تم تحويل مياه تفرزازت إليها لإشباع حاجيات الموالون للرئيس في إحدى الجمعيات بجماعة الفيض ، و قد تم اعتقال الفلاح محمد زريط من طرف النيابة العامة بتارودانت يوم 14 يوليوز 2008 و الزج به في السجن 10 أيام و محاكمته و إطلاق سراحه بعد إثبات براءته ، هذا الفعل/القمع الذي أحدث&amp;nbsp;الرعب في نفوس فلاحي تفرزازات زاد من تأجيج الأوضاع في أوساط الفلاحين ، و لم يبق أمامهم إلا التعبير عن غضبهم و النزول إلى تارودانت للإعتصام أمام مقر العمالة يوم 04 نونبر 2008 و تمت مؤازرتهم من طرف الجمعية المغربية لحقوق الإنسان و النقابات و الأحزاب و المناضلين ، و قد قضى 60 فلاحا ليلة باردة أمام مقر العمالة مطالبين باستقبال عامل الإقليم الذي استقبل لجنتهم يوم 05 نونبر 2008 على الساعة الواحدة زوالا ، و تم عرض مشاكلهم و مطالبهم و بعد الإستماع إليهم من طرف العامل تم تحديد يوم 20 نونبر 2008 بأولوز لحسم الفصل بين فلاحي تفرزازت و رئيس جمعية مستخدمي المياه الصالحة للزراعة بأولوز .&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;و كان المطلب الوحيد للفلاحين الصغار و الفقراء بساقية تفرزازت هو إستقلالهم عن هذه الجمعية المفلسة و تمتيعهم بحقهم في التنظيم المشروع في جمعيتهم المستقلة لتسيير شؤونهم بأنفسم.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;عن مكتب النقابة&lt;/p&gt;</content>
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  <title>حالة تالوين في الذكرى الأولى لانتفاضة تكركوست</title>
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  <updated>2008-10-06T16:11:58+00:00</updated>
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  <author><name>Taroudant</name></author>
  <category term="Mouvements-sociaux" label="mouvements sociaux"/>
  <summary>جمعية أفـــــــرا
تالوين في : 01/09/2008


لقد مر على انتفاضة تكركوست ليوم فاتح شتنبر 2007  سنة كاملة و رغم أن الساكنة لمست بعضا من نتائجها المتجلية في رفع الحيف الذي كان يلحقها جراء الممارسات الحاطة بالكرامة من طرف بعض أجهزة الدولة العسكرية و المدنبة ، إلا أن أوضاعها الإقتصادية المزرية تزداد سوءا يوما عن يوم و ذلك جراء غلاء المعيشة بسبب ارتفاع الأسعار    و المضاربات التجارية المحلية و استغلال الطبقة العاملة خاصة في مجال العمران ، و أصبح الفقراء يزدادون فقرا    و الأغنياء غناء و العطالة تفاقما خاصة في صفوف الشباب المثقف ، و الفلاحون الفقراء يفقدون أراضيهم و حقهم الطبيعي في الماء الصالح للري في الوقت الذي تتملص فيه الدولة من مساعدتهم ، و تتعرض الثروات الغابوية للنهب     و المحاصيل الفلاحية للمضاربات المالية و تحديد أسعارها في السوق من طرف الرأسمال التجاري/ الكمبرادور ، مما نتج عنه استغلال قوة عمل الفلاحين الفقراء من طرف الرأسمال و خاصة المرأة الفلاحة الفقيرة التي تكدح بالمزارع دون أدنى أجر ، و يعرف التراث الثقافي بالمنطقة تهميشا ملحوظا و ذلك بالقضاء على العمارة ذات الخصوصية المحلية كما تتعرض الثقافة الأمازيغية للتهميش ، و يتم حرمان المرأة و الطفل من الحق في الصحة نتيجة فقر المركز الصحي الوحيد بالبلدية للتخصصات و الوسائل الصحية الضرورية كما يتم حرمان الأطفال من الحق في التعليم و خاصة الفتاة ، و هكذا فإننا في جمعية أفــرا و بعد اطلاعها على الأوضاع الإقتصادية و الإجتماعية للفلاحين الفقراء بالمنطقة نسجل ما يلي :</summary>
  <content type="html">&lt;p&gt;جمعية أفـــــــرا
تالوين في&amp;nbsp;: 01/09/2008&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;لقد مر على انتفاضة تكركوست ليوم فاتح شتنبر 2007  سنة كاملة و رغم أن الساكنة لمست بعضا من نتائجها المتجلية في رفع الحيف الذي كان يلحقها جراء الممارسات الحاطة بالكرامة من طرف بعض أجهزة الدولة العسكرية و المدنبة ، إلا أن أوضاعها الإقتصادية المزرية تزداد سوءا يوما عن يوم و ذلك جراء غلاء المعيشة بسبب ارتفاع الأسعار    و المضاربات التجارية المحلية و استغلال الطبقة العاملة خاصة في مجال العمران ، و أصبح الفقراء يزدادون فقرا    و الأغنياء غناء و العطالة تفاقما خاصة في صفوف الشباب المثقف ، و الفلاحون الفقراء يفقدون أراضيهم و حقهم الطبيعي في الماء الصالح للري في الوقت الذي تتملص فيه الدولة من مساعدتهم ، و تتعرض الثروات الغابوية للنهب     و المحاصيل الفلاحية للمضاربات المالية و تحديد أسعارها في السوق من طرف الرأسمال التجاري/ الكمبرادور ، مما نتج عنه استغلال قوة عمل الفلاحين الفقراء من طرف الرأسمال و خاصة المرأة الفلاحة الفقيرة التي تكدح بالمزارع دون أدنى أجر ، و يعرف التراث&amp;nbsp;الثقافي بالمنطقة تهميشا ملحوظا و ذلك بالقضاء على العمارة ذات الخصوصية المحلية كما تتعرض الثقافة الأمازيغية للتهميش ، و يتم حرمان المرأة و الطفل من الحق في الصحة نتيجة فقر المركز الصحي الوحيد بالبلدية للتخصصات و الوسائل الصحية الضرورية كما يتم حرمان الأطفال من الحق في التعليم و خاصة الفتاة ، و هكذا فإننا في جمعية أفــرا و بعد اطلاعها على الأوضاع الإقتصادية و الإجتماعية للفلاحين الفقراء بالمنطقة نسجل ما يلي&amp;nbsp;:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1 ـ التلاعب بحصص الدقيق المدعم الخاصة بالفلاحين الفقراء من حيث&amp;nbsp;الكمية المخصصة لكل دوار في علاقتها بالمدة الزمنية / مرة في كل شهرين أو ثلاثة أشهر في غالب الأحيان.
2 ـ حرمان الفلاحين الفقراء من الحق الطبيعي من الماء الصالح للري في مزارع أفرا بمركز تالوين و عدم دعم الفلاحين الفقراء بالمناطق التي تنتج الزعفران مما يهددهم بفقدان أراضيهم بعد فقدان الحق الطبيعي في الري.
3 ـ هجرة الشباب المحروم من التعليم إلى المدن بحثا عن فرص الشغل مما يعرضهم للإستغلال من طرف الباطرونا      و العيش في الأحياء الشعبية المهمشة.
4 ـ المحسوبية و الزبونية في التوظيف بالجماعات المحلية مما يحرم الشباب المعطل ذوي الشهادات الجامعية من الحق في الشغل و استغلال الطبقة العاملة من طرف المجلس البلدي/ قضية 2M و الفنان أسكري الحسين.
5 ـ حرمان الأحياء الشعبية/ الدواوير ببلدية تالوين من التجهيزات الأساسية/ قنوات صرف المياه المستعملة و تبليط الأزقة رغم إثقال كاهل الفقراء بالضرائب ، و حرمان دوار إمزيزوي من الماء الصالح للشرب.
6 ـ عدم إنجاز مشروع القنطرة بين دوار تكركوست و إمزيزوي مما يعرقل تنقل سكان إمزيزوي إلى المركز خاصة التلاميذ المرغمين على التنقل إلى مدرسة محند ابراهيم في ظروف صعبة.
7 ـ تعرض المياه الجوفية ببلدية تالوين للتلوث&amp;nbsp;نتيجة النفايات و المياه المستعملة التي تتسرب إلى وادي تالوين.
8 ـ حرمان الفلاحين الفقراء من الكهرباء نتيجة غلاء تكلفة الربط بالخطوط الوطنية و التي تصل إلى أكثر من 5000 درهم و حرمان بعض الفلاحين الفقراء من الربط بهوامش بعض الدواوير/ منطقة إسفلى بدوار إمزيزوي.
9 ـ إنعدام الوسائل الضرورية لضمان الحق في الصحة مما يعرض حياة الفلاحة الفقير و أطفالها للخطر خاصة أثناء الإنجاب.
10 ـ حرمان الأطفال خاصة الفتاة من الحق في التعليم نتيجة تعدد المستويات في قسم واحد و الظروف الإقتصادية         و الإجتماعية المزرية للفلاحين الفقراء مما يزيد في نشر الأمية في صفوف المرأة.
11 ـ معاناة الفلاحين الفقراء و خاصة المرأة من التنقل إلى تارودانت للحصول على البطاقة الوطنية التي تكلفهم أكثر من 600 درهم في جل الأحيان.
و انطلاقا من هذه المعطيات الإقتصادية و الإجتماعية المزرية و أمام عجز الدولة بأجهزتها العسكرية و المدنية من احتواء هذه الأوضاع خاصة بعد فشل أجهزة الجماعات المحلية من تقديم الخدمات الأساسية نظرا لما يشوبها من إخلال في التسيير و التدبير المالي ، فإن سكوت الفلاحين الفقراء لن يطول أمام تعنت أجهزة الدولة ذات المقاربات الأمنية/القمعية في التعاطي مع مطالبهم و خاصة أبناؤهم المعطلون و الطلبة ، و هكذا فإننا نعلن ما يلي&amp;nbsp;:
1 ـ شجبنا لكل الممارسات الحاطة بالكرامة التي تمارس ضد الفلاحين الفقراء من طرف القائمين على تسيير أجهزة الدولة العسكرية و المدنية بتالوين.
2 ـ تضامننا اللامشروط مع كل المقهورين بتالوين و استعدادنا للدفاع عن حقوقهم المشروعة.
3 ـ إدانتنا الشديدة لاستغلال قوة عمل الفلاحين الفقراء و خاصة المرأة الفلاحة من طرف الكومبرادور و سماسرتهم.
4 ـ دعوتنا كل الجمعيات الجادة و المناضلين و المعطلين و الطلبة إلى الإنخراط في النضال ضد الإستغلال و التهميش بالمنطقة.
عن المكتب__&lt;/p&gt;</content>
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  <title>ATTENTION : EDVIGE VOUS SURVEILLE DÉSORMAIS !</title>
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  <updated>2008-08-06T11:08:58+00:00</updated>
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  <author><name>Taroudant</name></author>
  <category term="general" label="General"/>
  <summary>jeudi 24 juillet 2008 , mis en ligne par la rédaction


Le Syndicat de la Magistrature dénonce, dans le texte ci-après, le projet gouvernemental d’établir ce que ce dernier appelle le fichier EDVIGE : il s’agit du fichage de tous ceux et toutes celles qui sont engagées (ou se sont...</summary>
  <content type="html"> &lt;p&gt;jeudi 24 juillet 2008 , mis en ligne par la rédaction&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le Syndicat de la Magistrature dénonce, dans le texte ci-après, le projet gouvernemental d’établir ce que ce dernier appelle le fichier EDVIGE&amp;nbsp;: il s’agit du fichage de tous ceux et toutes celles qui sont engagées (ou se sont engagées à un moment ou à un autre) dans l’activité politique, syndicale, sociale et culturelle. À côté de cela seront aussi fichés tous ceux qui sont susceptibles de... «&amp;nbsp;nuire à l’ordre public ». La dictature est-elle en marche ?...Un décret publié le 1er juillet 2008 au Journal officiel institue un nouveau fichier dénommé EDVIGE, organisant le fichage généralisé et systématique de «&amp;nbsp;toutes personnes âgée de 13 ans et plus » «&amp;nbsp;ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». En clair, tous les citoyens ayant un jour souhaité s’investir pour leur cité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est également prévu de ficher tout individu, groupe ou organisation dont l’activité est susceptible de troubler l’ordre public et de permettre aux services de police d’effectuer des enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois ou à certaines missions, sur la base des éléments figurant dans le fichier EDVIGE.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’enregistrement des données à caractère personnel n’a aucune limite, ni dans le temps ni dans son contenu, puisque pourront être répertoriées toutes les informations relatives aux fréquentations, au comportement, aux déplacements, à l’appartenance ethnique, à la vie sexuelle, aux opinions politiques, philosophiques et religieuses, au patrimoine, au véhicule etc....&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si le décret du 14 octobre 1991 permettait déjà aux Renseignements Généraux de récolter et détenir des informations sur les personnes majeures impliquées dans le débat public, EDVIGE étend considérablement le champ des données collectables, comme les motifs justifiant le fichage.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En effet, il s’agit aujourd’hui d’informer le gouvernement sur des individus engagés et non plus de lui permettre d’apprécier une situation politique économique ou sociale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Malgré les recommandations du Conseil de l’Europe et les nombreuses réserves de la CNIL concernant ce fichier, le gouvernement fait le choix d’adopter un mode de recensement des populations particulièrement attentatoire aux libertés et au respect de la vie privée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De même que la rétention de sûreté a vocation à prévenir d’un crime hypothétique, EDVIGE pourra avoir vocation à se prémunir contre toute forme d’opposition.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En effet, comment ne pas rapprocher EDVIGE (on s’interrogera au passage sur le choix d’un prénom féminin) d’un contexte autoritaire plus global qui remet en cause l’indépendance des médias, comme celle de la Justice, et qui mène une lutte permanente contre les acteurs du mouvement social&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette dimension nouvelle du fichage politique introduit, au prétexte toujours bien commode de l’ordre public, un moyen puissant de dissuasion de toute forme de contestation ou d’opposition citoyenne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le Syndicat de la magistrature appelle à la mobilisation contre la mise en place de ce fichier d’inspiration anti-démocratique et examinera toute forme d’action juridique pour empêcher sa mise en œuvre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;www.syndicat-magistrature.org&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Martinsa-Fadesa supprime 234 emplois en Espagne</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://amallahoucine.blogjahiz.com/index.php?2008/08/06/39-martinsa-fadesa-supprime-234-emplois-en-espagne" />
  <updated>2008-08-06T11:06:40+00:00</updated>
  <id>tag:amallahoucine.blogjahiz.com,2008-08-06:/39</id>
  <author><name>Taroudant</name></author>
  <category term="Classe-ouvire" label="classe ouvire"/>
  <summary>Le promoteur immobilier espagnol, en difficultés, a annoncé mardi la suppression de 234 emplois.
"La compagnie est parvenue à un accord cet après-midi avec les représentants des travailleurs", qui prévoit "une indemnisation de 36 jours pour année travaillée avec un maximum de 20...</summary>
  <content type="html"> &lt;p&gt;Le promoteur immobilier espagnol, en difficultés, a annoncé mardi la suppression de 234 emplois.
&quot;La compagnie est parvenue à un accord cet après-midi avec les représentants des travailleurs&quot;, qui prévoit &quot;une indemnisation de 36 jours pour année travaillée avec un maximum de 20 mensualités&quot;, a indiqué le groupe dans un bref communiqué.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La direction avait entamé depuis plusieurs jours des négociations avec les syndicats pour licencier ces 234 personnes sur un effectif total de 829 salariés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un tribunal espagnol a officiellement déclaré jeudi dernier en cessation de paiements Martinsa-Fadesa, qui avait annoncé la semaine précédente ne plus pouvoir faire face à ses engagements financiers.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le promoteur avait demandé à être placé sous la protection de la loi, faute d'avoir obtenu un prêt de 150 millions d'euros nécessaire dans le cadre du plan de refinancement de 4 milliards d'euros de dette.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;AFP&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;http://www.lemonite ur.fr/actualite/ immobilier/ martinsa_ fadesa_supprime_ 234_emplois/ D8E3FD923. htm&lt;/p&gt;</content>
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<entry xml:lang="fr">
  <title>من كولومنا إلى جبل بولعلام بإفني أيت بعمران : عشرون ألف متظاهرة و متظاهر في 22 يونيو 2008</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://amallahoucine.blogjahiz.com/index.php?2008/06/30/38--22-2008" />
  <updated>2008-06-30T22:29:04+00:00</updated>
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  <author><name>Taroudant</name></author>
  <category term="Mouvements-sociaux" label="mouvements sociaux"/>
  <summary>كاتِب  -  Amal LAHOUCINE امال الحسين



في فجر يوم السبت 07 يونيو هاجم ما يزيد عن 3000 من مختلف قوات القمع مرفوقين بالكلاب البوليسية مجموعة من المعتصمين حاصروا  باب ميناء سيدي إفني أيت بعمران أقصى جنوب المغرب منذ السبت 30 ماي ، من أجل الدفاع عن حق الشعل للسباب حاملي الشهادات المعطلين و تحسين الأوضاع الاقتصادية و الاجتماعية بالمنطقة ، و خلف هذا هذا الهجوم الوحشي عددا غير محدد من الضحايا و الجرحى و المفقودين و المعتقلين ، و نظم سكان سيدي إفتي مقاومة مضادة لفك الحصار المضروب على المدينة نتجت عنه حركات اجتماعية عبر جميع أنحاء البلاد ، و في يوم الأحد 22 يونيو تم تنظيم قافلة التضامن من أهم المناطق توجت بمسيرة شعبية مقاومة ، امال الحسين مناضل ثوري مستقل مغربي شارك في هذه التظاهرة و كتب هذا التقرير الساخن .


</summary>
  <content type="html">&lt;p&gt;كاتِب  -  Amal LAHOUCINE امال الحسين&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;في فجر يوم السبت 07 يونيو هاجم ما يزيد عن 3000 من مختلف قوات القمع مرفوقين بالكلاب البوليسية مجموعة من المعتصمين حاصروا  باب ميناء سيدي إفني أيت بعمران أقصى جنوب المغرب منذ السبت 30 ماي ، من أجل الدفاع عن حق الشعل للسباب حاملي الشهادات المعطلين و تحسين الأوضاع الاقتصادية و الاجتماعية بالمنطقة ، و خلف هذا هذا الهجوم الوحشي عددا غير محدد من الضحايا و الجرحى و المفقودين و المعتقلين ، و نظم سكان سيدي إفتي مقاومة مضادة لفك الحصار المضروب على المدينة نتجت عنه حركات اجتماعية عبر جميع أنحاء البلاد ، و في يوم الأحد 22 يونيو تم تنظيم قافلة التضامن من أهم المناطق توجت بمسيرة شعبية مقاومة ، امال الحسين مناضل ثوري مستقل مغربي شارك في هذه التظاهرة و كتب هذا التقرير الساخن .&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt; &lt;p&gt;و تتناسل الأحداث&amp;nbsp;في جبال أيت بعمران كأن التاريخ يعيد نفسه في ظل شروط الحياة المادية الاجتماعية الحديثة التي تأبى إلا أن تكون منطلقا للحركات الاجتماعية الاحتجاجية ببلادنا ، و تتناغم هذه الأحداث&amp;nbsp;تحت إيقاع الاحتجاج الصارخ للجماهير الشعبية من تماسينت مرورا بصفرو فبومال ن دادس وصولا إلى إفني أيت بعمران ، إنها لمعادلة صعبة أن يقف النظام القائم عاجزا أمام تصاعد حركة الجماهير الشعبية التي لم تعرف هدوءا منذ حركة إيملشيل في 2005 ضد التهميش ، إن الحركة الاحتجاجية المنظمة لإفني أيت بعمران لخير جواب أمام هرولة المهرولين في سباق إلى كراسي الهوان الذين اختياروا أسهل طريق يطفو فيه نجم الانتهازية على سطح مياهه العكرة ، و قد أبى إلا أن يطفو في اليوم التضامني مع المقاومات  الصامدات و المقاومين  الصامدين بإفني أيت بعمران ، الذين  أبوا إلا أن يستقبلوا المتضامنات و المتضامنين الذين عانوا مشقة الطريق إلى معقل المقاومة من جميع جهات الصمود بهذا الوطن ، لقد أبى البعمرانيون إلا  أن يقدموا بأيدي بناتهن الطاهرات طبقا من صلب الثقافة الأمازيغية و الذي يحمل دلالات و معاني لا حصر لها ، طبق &quot;تاكلا&quot; المستخلصة من شعير حصاد جبال الصمود بأيدي الفلاحين الفقراء في جبال أيت بعمران و المكلل بالسمن المستخلص من حليب البقر بأيدي الفلاحات الفقيرات اللواتي لم يتركن لحظة واحدة مسافة بينهن و بين المواشي في علاقتها بالأرض ، إنها دلالة عظيم أن تقدم الفلاحات الفقيرات أطهى طبق من شعير و سمن كلاهما من صنع أيديهن تعبيرا عن الفوارق الطبقية و الاجتماعية بين المسيطرين و المسيطر عليهم و في صراع دائم.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;و أية دلالة هذه عبر التشبث&amp;nbsp;بالثقافة الأمازيغية الخالصة التي رسخها الأجداد البعمرانيون الأبطال الذي هبوا يوما لمقاومة أعتا قوة إمبريالية مدججة بأحدث&amp;nbsp;الأسلحة و بأبسط الأسلحة و أطباق &quot;تاكلا&quot; الشعير و السمن المقرونة بأقوى العزائم ، و قد تم هزم المستعمر و فرض الحوار و الاعتراف بالحقوق الطبيعية و التاريخية لإفني أيت بعمران أعتا قلعة من قلاع أسستها مقاومة الفلاحين الفقراء ، إقتداء ببطولات معركة أنوال التي أبى لها بطل الجمهورية الريفية سي محند بن عبد الكريم الخطابي إلا أن تكون نبراسا لكل المقاومين عبر العالم ، و كيف لا و قد اقتدى بها الثوار في الصين و الفيتنام و أمريكا اللاتينية و ما زالت اليوم تنير طريق كل الثوار المغاور ، إنها معادلة صعبة أن ينسحب النظام القائم مهزوما أمام مقاومة الفلاحين الفقراء في جبال أيت بعمران و كأن التاريخ يعيد نفسه في ظل شروط الحياة المادية لمجتمع اليوم و بأيدي أحفاد الأمس ، و أية دلالة هذه عبر التناقض الأساسي بين البورجوازية و البروليتاريا و كيف لا و قد أصبح من المعتاد في طقوس البورجوازيين تقديم التمر و الحليب في حفلاتها الرسمية و الذي انتزعته من الثقافة الصحراوية الخالصة حتى أصبح رمزا للطقس البورجوازي ، هذه المعادلة التي لم تستطع نزع دلالة الشعير و السمن باعتبارهما رمز الفقر و الفقراء من الفلاحات و الفلاحين في جبال الأطلس و الريف.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;لقد أبت انتفاضة إفني أيت بعمران إلا أن تسقط الأقنعة و&quot; الشعب يسقط الأقنعة عن الانتهازية&quot; كما قال أحد المناضلين من تامسينت إلى إفني و قد سقطت الأقنعة ، كيف لا و قد عبرت كلمة اللجنة الوطنية للتضامن يوم 22 يونيو 2008 عن هذا السقوط ، إنها كلمة مرتجلة عبرت عن خلفيات قيادات الأحزاب التي تحدثت باسمها في محاولة فاشلة لاحتواء الأوضاع لفتح هامش علاه يجعل خيط دخان مسلكا للنظام القائم لولوج أغوار جبال أيت بعمران في مستقبل لن يتحقق ، كيف لا و مجمل الكلمة الارتجالية لممثل اللجنة الوطنية التي حاول من خلالها اللعب على العواطف في الوقت الذي نسي فيه أن عواطف البعمرانيات و البعمرانيين قد استحالت إلى لهب لا يطيق خيط دخان ، كيف لا و قد حملت الكلمة أوهام مشاريع التنمية بدل التعبير عن التضامن موضوع القافلة في الوقت الذي يتم فيه الحديث&amp;nbsp;عن &quot;اليسار&quot; و &quot;اليساريين&quot; في ارتجالية بلغت حد نسيان ذكر بعض مكونات اللجنة التي استدركها المسير ، و قد بلغت الخطابة بصاحبنا ممثل اللجنة الوطنية حد اقتحام نفسه في الكلمة في محاولة لربط أبطال المنطقة بسيرته الذاتية و كان صاحبنا على غفلة من أمره حيث&amp;nbsp;يجهل أن البعمرانيات و البعمرانيين قد تجاوزوا حدود السكك الحمراء التي وضعت عليها قاطرات الأحزاب منذ 07 شتنبر 2007 و أن انتفاضتهم درس ليس من السهل استيعاب من طرف من يسميهم يسارا ، و هو في جهل من أمره بأن انتفاضتهم عبرة لمن كان على غفلة من أمره في صروح الهوان التي تجاوزتها جبال أيت بعمران.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;لقد حان الأوان لكل من سولت له نفسن أن يعتقد أنه ما زال باستطاعته أن يحتوي غضب هذا الشعب ببناء أحلام موردة تستطيع تنويمه دقيقة واحدة أن يعي أن عهد الاحتواء قد ولى ، و حان الأوان لكل من يريد تزيين وجهه في صباح كل انتفاضة من انتفاضات الشعب أن لا ينسى أن الصبح قد انجلى ما دامت الدجى حدا فاصلا بين الانتهازية و الثورة ، لقد كانت كلمة سكان إفني أيت بعمران التي ألقاها طفل فصيح بكل المقاييس رسالة واضحة لكل من سولت له نفسه أية محاولة لاحتواء انتفاضة البعمرانيات و البعمرانيين و هي تحمل في طياتها رسائل الحذر لكل الغافلين&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;ـ و هي تضع على رأس القائمة إطلاق سراح المعتقلين السياسيين أبطال الانتفاضة قبل الحديث&amp;nbsp;عن أية تنمية موهومة من طرف هذه الأحزاب و أن الانتفاضة من صنع كل البعمرانيات و البعمرانيين دون استثناء .&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;ـ و هي تضع في المرتبة الثانية الكشف عن المفقودين الذين من المحتمل أنهم سقطوا برصاص القمع في السبت الأسود .&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;ـ و هي تضع في المرتبة الثالثة إسقاط كل المتابعات بدون استثناء في حق البعمرانيات و البعمرانيين و رفع الحصار عن جبال أيت بعمران.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;ـ و هي تضع في المرتبة الرابعة محاسبة المجرمين المغتصبين لبنات اليعمرانيات و البعمرانيين اللواتي صنعن بطولات انتفاضة السبت الأسود .&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;إنها رسائل واضحة لكل من له خلفية الرجوع مرة أخرى إلى إفني أيت بعمران حتى لا يعتقد أنها ستكون مسرحا للبهرجة في 06 يوليوز 2008 كما جاء في كلمة اللجنة الوطنية.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;و هكذا من كولومنا إلى جبل بولعلام انتفض البعمرانيات و البعمرانيون يوما تحت حصار شتى أنواع قوات القمع في السبت الأسود من شهر يونيو 2008 و استطاعوا خلق إجماع شعبي في أوساط كل المناضلات و المناضلين قل نظيره ، و هي انتفاضة مليئة بالدلالات و المعاني لكل الأحرار الذين يسعون إلى دك قيود الإمبريالية و أذنابها من البورجوازية و الانتهازية ، و تأتي مسيرة 22 يونيو 2008 التي شارك فيها البعمرانيات و البعمرانيون من الجبال و المدينة بمؤازرة المناضلات و المناضلين من شتى المناطق الساخنة في هذا الوطن ، و هي كلها دلالات لا حصر لها و لسان حالها يقول لكل زوار إفني أيت بعمران لنتضامن مع البعمرانيات و البعمرانيين استعدادا ليتضامنوا معنا في يوم قريب مع انتفاضات جديدة ، و هي كلها معاني لا حصر لها و هي تقول للغافلين أن المرأة المغربية تلد باستمرار صانعات و صناع البطولات و الفداء عبر كل العصور ، و قد حان الأوان للأحزاب المهزومة أن تراجع نفسها و تأخذ العبر من هذا الحدث&amp;nbsp;العظيم الذي أبى إلا أن يصحح مقولة موازين القوى التي يراد لها أن تكون أداة حرب نفسية لتعطل دينامية المناضلات و المناضلين ، و هي تقول لهم إن الشعب قادر على صنع الأحداث&amp;nbsp;بأرواح بناته و أبنائه لبناء صرح المقاومة و التحرر .&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>De Colomina à Djebel Boulaâlem: l’orge et le beurre des Aït Baamrane : 20 000 manifestants et manifestantes à Sidi Ifni le 22 juin 2008</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://amallahoucine.blogjahiz.com/index.php?2008/06/30/37-de-colomina-a-djebel-boulaalem-lorge-et-le-beurre-des-ait-baamrane-20-000-manifestants-et-manifestantes-a-sidi-ifni-le-22-juin-2008" />
  <updated>2008-06-30T22:15:27+00:00</updated>
  <id>tag:amallahoucine.blogjahiz.com,2008-06-30:/37</id>
  <author><name>Taroudant</name></author>
  <category term="general" label="General"/>
  <summary>AUTEUR:  Amal LAHOUCINE امال الحسين


Traduit par  Fausto Giudice et Zaroual


l’aube du samedi 7 juin, plus de 3000 policiers accompagnés de chiens ont délogé de force des manifestants installés sous des tentes,  qui bloquaient depuis le vendredi 30 mai l’accès au port de la petite ville de Sidi Ifni Aït Baamrane (20 000 habitants), dans l’extrême-sud du Maroc, pour réclamer du travail pour les jeunes chômeurs diplômés et de meilleures conditions économiques et sociales pour tous. Cette intervention sauvage a fait un nombre indéterminé   de morts, de blessés, de disparus  et d’arrestations. La population de Sidi Ifni a organisé la résistance au blocus imposé à la ville et a reçu le soutien des mouvements sociaux de tout le pays.Le dimanche 22 juin, une caravane venue des principales régions a rejoint une grande marche de lutte. Amal Lahoucine, un militant révolutionnaire indépendant marocain, y était. Voici son  rapport à chaud.
Les traducteurs ont tenté de restituer le style de l’auteur. Les mots suivis d’un astérisque sont expliqués en notes.(FG).</summary>
  <content type="html">&lt;p&gt;AUTEUR:  Amal LAHOUCINE امال الحسين&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Traduit par  Fausto Giudice et Zaroual&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;l’aube du samedi 7 juin, plus de 3000 policiers accompagnés de chiens ont délogé de force des manifestants installés sous des tentes,  qui bloquaient depuis le vendredi 30 mai l’accès au port de la petite ville de Sidi Ifni Aït Baamrane (20 000 habitants), dans l’extrême-sud du Maroc, pour réclamer du travail pour les jeunes chômeurs diplômés et de meilleures conditions économiques et sociales pour tous. Cette intervention sauvage a fait un nombre indéterminé   de morts, de blessés, de disparus  et d’arrestations. La population de Sidi Ifni a organisé la résistance au blocus imposé à la ville et a reçu le soutien des mouvements sociaux de tout le pays.Le dimanche 22 juin, une caravane venue des principales régions a rejoint une grande marche de lutte. Amal Lahoucine, un militant révolutionnaire indépendant marocain, y était. Voici son  rapport à chaud.
Les traducteurs ont tenté de restituer le style de l’auteur. Les mots suivis d’un astérisque sont expliqués en notes.(FG).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les événements se fécondent dans les montagnes des Aït Baamrane, comme si l’histoire se répétait dans les conditions matérielles de la vie sociale moderne, et il en sera ainsi tant que les conditions économiques et sociales des gens ne changeront pas. Les gens continueront à protester. Les cris de colère forment comme une longue litanie qui s’entend de Tamassint* à Sidi Ifni, en passant par Sefrou*, Boumal Ndadès*. Le régime se retrouve impuissant face à la montée des mouvements de révolte des masses populaires&amp;nbsp;: c’est là une équation insoluble pour lui. On a assisté à une succession ininterrompue de tels mouvements depuis Iminchil* en 2005, malgré ce qu’on voulait croire en haut lieu, qu’il s’agissait de mouvements éphémères.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le mouvement protestataire organisé de Sidi Ifni Aït Baamrane est la meilleure réponse aux carriéristes* qui courent derrière les fauteuils et les strapontins de la lâcheté, choisissant le plus court chemin vers le haut de l’échelle. Et c’est sur les eaux les plus polluées que brillent les étoiles de leur «&amp;nbsp;réussite ». On le voit bien aujourd’hui avec le mouvement des résistants et résistantes enracinés à Sidi Ifni, au-dessus desquels flottent ces douteuses étoiles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ces résistants et résistantes baamraniens ont accueilli avec leur hospitalité légendaire les gens venus en solidarité des quatre points cardinaux du territoire de la résistance. Les femmes ont accueilli les marcheurs avec des plats du terroir amazigh*, tenus par les mains pudiques de leurs filles, et ayant une signification symbolique multiple&amp;nbsp;: plats de Tagla, cet orge cultivé par les paysans pauvres de la région assaisonné de beurre baratté par leurs femmes et filles à partir du lait de leurs vaches. Dans le geste symbolique de ces gens donnant le meilleur de la terre à laquelle ils sont viscéralement attachés, on peut voir à la fois la force du conflit de classe et leur attachement à la culture amazighe transmise par les ancêtres et les héros du passé, qui n’avaient pour lutter contre l’oppression impérialiste la plus sophistiquée que des fusils primitifs et des plats de Tagla, mais avec une volonté farouche qui leur permit de vaincre les colons, qui finirent par reconnaître leurs droits naturels et historiques. Sidi Ifni, haut lieu de la résistance, est une ville édifiée par les paysans pauvres. Leur idéal fut la bataille d’Anoual*, grande victoire de la République du Rif sous la direction de Si Mohand Ben Abdelkrim Al Khattabi*, qui fut un phare pour les résistants au colonialisme  du monde entier, y compris chinois, vietnamiens et latinoaméricains. Sa lumière brille toujours.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le régime actuel se défile devant cette équation impossible, vaincu par la résistance des paysans pauvres des montagnes des Aït Baamrane. L’histoire se répète, avec les petits-enfants des combattants d’hier.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette offrande de Tagla est un symbole fort de la lute de classe entre bourgeoisie et prolétariat. En effet, il est devenu d’usage d’offrir, dans les cérémonies officielles, des dattes et du lait&amp;nbsp;: ce rituel d’hospitalité d’origine purement sahraouie a été récupéré par la bourgeoisie. Mais ils ne sont pas arrivés à récupérer les rituels des Aït Baamrane et des Rifains, qui sont restés des symboles propres aux paysans et paysannes pauvres.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’intifada d’Ifni Aït Baamrane a fait tomber «&amp;nbsp;les masques des arrivistes », comme l’a dit un militant de Tamassint. Oui, en effet, les masques sont tombés, lorsque le Comité national de solidarité pour le 22 juin a pris la parole et a exprimé dans son intervention les arrière-pensées récupératrices des dirigeants de partis politiques (de «&amp;nbsp;gauche », NdT).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comment en aurait-il pu être autrement, dès lors que le représentant du Comité national, dans son discours improvisé, a joué sur les sentiments, oubliant que les sentiments des Baamraniens sont comme un feu qui chasse toute fumée&amp;nbsp;? Puis il a parlé de développement illusoire au lieu de parler de solidarité, tombant enfin dans une autoglorification de la gauche&amp;nbsp;; il ne comprenant apparemment pas que les Baamraniens sont au-delà des vieux schémas. Si quelqu’un croit qu’on peut encore manipuler les gens avec ce genre de discours, il se trompe lourdement. Il n’y a plus rien à récupérer pour ceux qui débarquent après chaque intifada. Les gens n’écoutent même plus ce genre de discours. Le vrai visage de ceux qui se maquillent de nuit apparaît une fois le jour venu. Et l’aube s’est désormais levée sur Sidi Ifni, jetant la lumière sur la ligne de démarcation entre arrivisme et révolution.
Les mots d’ordre des Aït Baamrane, lus au micro par un petit garçon avec une voix ferme et déterminée, étaient, eux, clairs et nets&amp;nbsp;:
- En premier lieu, avant même de parler de développement illusoire, ils demandent la libération de tous les héros détenus de l’intifada, qui a été l’œuvre des seuls bamraaniens et baamraniennes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- En deuxième lieu, la réapparition des disparus du samedi noir, sans doute tombés sous les balles de la répression.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Troisièmement, arrêt de toutes les poursuites judiciaires et levée du siège des montagnes environnant Sidi Ifni.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Quatrièmement, juger tous les criminels, assassins et violeurs des garçons et filles baamraniens, héros et héroïnes du samedi noir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le message était donc clair pour ceux qui comptent revenir le 6 juillet 2008 pour organiser un cirque (un soi-disant festival).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi, de Colomina* à Dejebel Boualem, les Bamraaniens et Bamraaniennes se sont révoltés contre un couvre-feu imposé par des forces de répression multiples, et sont parvenus à s’unir dans un mouvement populaire jamais vu. Symbole fort pour tous les hommes libres qui essayent de briser les chaînes de l’impérialisme, de ses valets bourgeois et leurs béni oui-oui arrivistes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et la marche du 22 juin 2008, réalisée par les Baamraniens et Baamraniennes avec l’appui de militantes et militants venus de tous les points chauds du pays, a un sens&amp;nbsp;: tous ceux venus d’ailleurs étaient conscients que lors de leurs propres intifadas à venir, les Baamraniens viendront leur apporter leur solidarité à leur tour. Et pour les idiots qui ne veulent pas comprendre, les femmes du Maroc continueront à enfanter des fils et des filles heroïques et prêts au sacrifice.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est temps que les partis défaits se regardent dans le miroir et fassent leur examen de conscience, pour tirer des leçons de ce grand événement, qui a fait mentir leur rengaine sur les «&amp;nbsp;pesanteurs » («&amp;nbsp;les masses ne sont pas prêtes, les conditions ne sont pas favorables »). Ce n’est là qu’un mécanisme de guerre psychologique pour casser la dynamique des militantes et militants. Assez de bobards&amp;nbsp;: le peuple est prêt à faire lui-même l’histoire avec la vie et l’âme de ses filles et fils pour trouver le chemin de sa libération.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Notes des traducteurs&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Colomina&amp;nbsp;: vieux quartier espagnol de la ville de Sidi Ifni&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Djebel Boulaâlem&amp;nbsp;: montagne surplombant la ville de Sidi Ifni&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sumud&amp;nbsp;: caractère impénétrable, attachement aux racines, résistance enracinée, autosuffisance et liberté&amp;nbsp;; caractéristique des peuples qui ne se laissent ni dompter ni séduire, forts de leurs richesses intérieures. Samda (mêm racine)&amp;nbsp;: roche fortement ancrée dans le terrain&amp;nbsp;; Mismâd&amp;nbsp;: chamelle qui continue à donner du lait malgré la sécheresse.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Makhzen&amp;nbsp;: ce mot qui est à l’origine du mot français magasin, désigne au Maroc l’ensemble du pouvoir tentaculaire dont la tête est le Palais royal, et qui pousse ses tentacules jusque dans les partis dits d’opposition. Il existe une longue tradition de dissidence par rapport au Makhzen, traditionnellement désignée par celui-ci sous le terme de siba’ (hors-la-loi). Les régions rurales entrées en dissidence se proclament alors autonomes et se soumettent à la seule autorité des chioukhs, les chefs de tribus. ہ l’époque du Protectorat français, les autorités coloniales ont reconnu l’autorité de certains de ces chefs sur des parties du territoire, par exemple celle du Glaoui sur le triangle Marakech-Ouarzazate-Taliouine, ce qui donnait de fait une situation de «&amp;nbsp;double pouvoir » (évidemment pas exactement au sens où l’entendait Léon Trotsky…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tamassint&amp;nbsp;: village natal du colonel Haddou Akchich, fondateur de l'Armée de libération nationale d’Afrique du Nord sous direction de si Mohand ben Abdelkrim El Khattabi (région d'Al Hoceima, Rif) frappée en 2004 par un tremblement de terre, dont la population lutte âprement pour être relogée. Voir article et vidéos.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sefrou&amp;nbsp;: ville qui fut le théâtre de manifestations violemment réprimées à l’automne dernier, qui ont provoqué l’annulation d’une forte augmentation du prix du pain annoncée par le Makhzen. Les militants arrêtés alors viennent d’être libérés et ont participé à la caravane du 22 juin.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Boumal Ndadès&amp;nbsp;: localité du sud-est (région de Ouarzazate), où 34 militants amazighs étudiants et ouviers ont été arrêtés ces derniers mois et condamnés à de lourdes peines de prison. Lire les informations ici.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Iminchil&amp;nbsp;: localité du Moyen-Atlas (région d'Errachidia), qui a vu la première intifada des paysans pauvres écrasé par les forces de répression en 2005.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;El mouharouiloune, titre d’un poème du grand poète syrien Nizar Qabbani , où il expliquait pourquoi il quittait son poste d’ambassadeur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Amazigh&amp;nbsp;: homme libre. C’est ainsi que les «&amp;nbsp;Berbères » s’appellent eux-mêmes. Pluriel&amp;nbsp;: Imazghen. Langue&amp;nbsp;: tamazight. Les Aït Baamrane sont un mélange d’Imazghen parlent le tachelhite (langue des Chleuhs du Souss) et la hassaniya (langue arabo-berbère).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Anoual&amp;nbsp;: bataille connue en Espagne sous le nom de désastre d’Anoual, qui vit la défaite cuisante de l’armée espagnole (pertes&amp;nbsp;: 16 000 soldats tués, 24 000 blessés, 150 canons et 25 000 fusils pris par les Rifains) face aux combattants rifains d’Abdelkrim, en juillet 1921.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Abdelkrim (1882-1963)&amp;nbsp;: héros de la résistance aux puissances coloniales française et espagnole, il fonde en 1922 la République confédérée des Tribus du Rif. ہ partir de 1925, Abdelkrim combat les forces françaises dirigées par Philippe Pétain à la tête de 200 000 hommes et une armée espagnole commandée personnellement par Miguel Primo de Rivera, soit au total de 450 000 soldats, qui commencent les opérations contre la République du Rif. Le combat intense dura une année, mais par la suite les armées françaises et espagnoles combinées - utilisant, entre autres armes, l'ypérite - furent victorieuses des forces d'Abdelkrim.
Abdelkrim se rend comme prisonnier de guerre, demandant à ce que les civils soient épargnés. Il n'en sera rien, les puissances coloniales ne pouvant tolérer qu'un tel soulèvement reste impuni. Ainsi dès 1926 des avions munis de gaz moutarde bombarderont des villages entiers, faisant des Marocains du Rif les premiers civils gazés massivement dans l'Histoire, à côté des Kurdes irakiens gazés par les Britanniques. On estime à plus de 150 000 le nombre de morts civils durant les années 1925-1926, mais aucun chiffre crédible ne peut être avancé.
En 1926, Abdelkrim est exilé à La Réunion, où on l'installe d'abord jusqu'en 1929 au Château Morange, dans les hauteurs de Saint-Denis. Quelques années passent. Il devient habitant de la commune rurale de Trois-Bassins, dans l'ouest de l'île, où il achète des terres et construit une belle propriété. Il y vit douze à quinze ans. En mai 1947, ayant finalement eu l'autorisation de s'installer dans le sud de la France, il embarque à bord d'un navire des Messageries maritimes en provenance d'Afrique du Sud et à destination de Marseille avec 52 personnes de son entourage et le cercueil de sa grand-mère, le Katoomba.
Arrivé à Suez où le bateau fait escale, il réussit à s'échapper et passa la fin de sa vie en ةgypte, où il présidera le «&amp;nbsp;Comité de libération pour le Maghreb arabe ». Il rédigera, à la demande de la résistance vietnamienne , un appel à la désertion aux soldats marocains du corps expéditionnaire français en Indochine, qui sera diffusé par les Vietnamiens, entraînant plusieurs centaines de désertions de goumiers, qui rejoindront les combattants vietnamiens.  Mohand ben Abdelkrim El Khattabi meurt en 1963 au Caire où sa dépouille repose encore. Au sortir de l'indépendance, la répression d'une révolte du Rif fait plus de 8 000 morts entre 1958 et 1961.&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Mai 68-Mai 2008 : plus que jamais le progrès social passe par le combat de classe tous ensemble et en même temps des salariés et de la jeunesse</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://amallahoucine.blogjahiz.com/index.php?2008/05/06/36-mai-68-mai-2008-plus-que-jamais-le-progres-social-passe-par-le-combat-de-classe-tous-ensemble-et-en-meme-temps-des-salaries-et-de-la-jeunesse" />
  <updated>2008-05-06T06:04:18+00:00</updated>
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  <author><name>Taroudant</name></author>
  <category term="Classe-ouvire" label="classe ouvire"/>
  <summary>France, mai-juin 1968 : neuf millions de salariés, classe ouvrière en tête, font grève, manifestent et occupent leur entreprise. Non seulement en solidarité avec les étudiants réprimés par le pouvoir des monopoles capitalistes, mais pour combattre l’austérité salariale, défendre la Sécu attaquée par le gouvernement, améliorer les conditions de travail et de rémunération. Dans la tête des ouvriers en grève et de la majorité des étudiants en lutte l’aspiration à un changement profond qui s’exprimera dans la rue par les slogans « 10 ans ça suffit ! » et « gouvernement populaire ! ».</summary>
  <content type="html">&lt;p&gt;France, mai-juin 1968&amp;nbsp;: neuf millions de salariés, classe ouvrière en tête, font grève, manifestent et occupent leur entreprise. Non seulement en solidarité avec les étudiants réprimés par le pouvoir des monopoles capitalistes, mais pour combattre l’austérité salariale, défendre la Sécu attaquée par le gouvernement, améliorer les conditions de travail et de rémunération. Dans la tête des ouvriers en grève et de la majorité des étudiants en lutte l’aspiration à un changement profond qui s’exprimera dans la rue par les slogans «&amp;nbsp;10 ans ça suffit&amp;nbsp;! » et «&amp;nbsp;gouvernement populaire&amp;nbsp;! ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A l’arrivée de ce mai des étudiants et des prolétaires, de prodigieuses avancées salariales, la légalisation des sections syndicales d’entreprise, une impétueuse dynamique de progrès social qui se poursuivra pendant toute la décennie 70, l’amorce de la démocratisation de l’Université et des lycées, de grandes avancées sociétales pour la jeunesse, les femmes, le mouvement des idées et pour l’ensemble de la société. Et non seulement l’économie française ne s’est pas écroulée quand les revendications furent satisfaites, mais les années 70 ont été parmi les plus dynamiques sur le plan de la croissance&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pourtant à prendre connaissance des articles et des émissions sur mai 68 paraissant dans la grande presse et dans les grands médias, le rôle central de la classe ouvrière et de son combat anticapitaliste est complètement occulté. Sont mis en vedette quelques individus passés du «&amp;nbsp;col mao au Rotary » qui n’ont eu dans leur vie qu’une constante&amp;nbsp;: l’anticommunisme et l’anti-cégétisme.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est pourtant clair que Mai 68 n’aurait pas pu être la plus grande grève ouvrière et étudiante de l’histoire sans l’influence de la grande CGT de lutte des classes alors conduite par Benoît Frachon et Georges Séguy et affiliée à la Fédération Syndicale Mondiale. Cela ne signifie pas que la CGT d’alors aurait régenté le mouvement, qui fut au contraire de bout en bout l’affaire des grévistes&amp;nbsp;; cela ne signifie pas non plus que la CGT n’aurait alors commis aucune erreur&amp;nbsp;; cela signifie surtout que le syndicalisme de classe et de masse alors porté par la CGT de la base au sommet permettait aux travailleurs comme aux étudiants, y compris à ceux qui étaient sensibles à l’anti-cégétisme «&amp;nbsp;de gauche », de désigner clairement l’ennemi de classe, -le grand capital-, de développer la solidarité de classe anticapitaliste au-delà des différences de branche, de génération et d’origines, d’impulser les luttes pour le progrès, la paix et la démocratie à l’échelle de la nation comme à l’échelle internationale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd’hui, alors que la France est livrée à la plus grave offensive antisociale, antinationale et anti-démocratique depuis soixante ans, alors que Sarkozy, le MEDEF et l’Union européenne de Maastricht veulent «&amp;nbsp;faire la peau » de tous les acquis sociaux de 68, 45, 36, et même de certaines conquêtes démocratiques héritées de 1789, que manque-t-il aux travailleurs et aux jeunes, qui souvent avec la participation de militants CGT (mais pas seulement) mènent des luttes combatives (salaires, emploi, Education nationale, Recherche et Université, retraites, Sécu, etc.), pour stopper la «&amp;nbsp;rupture » à la Thatcher de Sarko-MEDEF et faire renaître l’espoir de changer en profondeur la société&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour nous comme pour des millions de travailleurs salariés, qui expriment dans un sondage récent l’idée qu’ils participeraient à un grand mouvement d’ensemble contre le pouvoir, il manque une véritable direction syndicale de lutte de classes qui travaille à fédérer les luttes, à désigner l’adversaire capitaliste, à coordonner les actions, à faire germer à partir de chaque action partielle le «&amp;nbsp;tous ensemble et en même temps »&amp;nbsp;; une direction qui, sans prétendre qu’on décrète la grève générale, travaille concrètement à préparer avec les salariés les conditions de l’affrontement de classe victorieux avec ce pouvoir destructeur. Une direction syndicale qui fasse le lien entre toutes les contre-réformes, qui ose dénoncer la nocivité de l’Europe du capital et du système capitaliste, dont l’inhumanité et la rapacité sont bien plus grandes qu’en 68 maintenant que ce système a été re-mondialisé par l’histoire. Il manque aussi une véritable perspective pour les luttes, qui sont bien plus fortes quand elles ont pour horizon un profond changement de société, impossible sans la socialisation des grands moyens de production et le pouvoir des travailleurs, à l’encontre de ce que prétendent la CES et la CSI qui acceptent la propriété capitaliste des moyens de production, la mondialisation capitaliste, l’Europe supranationale et qui prônent la collaboration capital-travail et le syndicalisme d’accompagnement des contre-réformes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est pourquoi, persuadés que la classe ouvrière et le monde du travail de France n’ont pas dit leur dernier mot face à la casse des acquis, nous appelons les syndicalistes de lutte, qu’ils représentent les salariés du public, du privé, les privés d’emploi, les retraités, les étudiants et lycéens, les travailleurs français et immigrés, à multiplier les rencontres et à se fédérer partout pour que monte rapidement l’exigence d’une grande action «&amp;nbsp;tous ensemble et en même temps » contre l’ensemble de la politique de Sarkozy-Fillon, du MEDEF et de l’Europe du grand capital.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tous ensemble osons dire que cette politique et ceux qui la mènent à l’abri d’une constitution européenne bis imposée en violation du référendum de mai 2005, sont illégitimes&amp;nbsp;; en 68, les manifestants étudiants et salariés clamaient dix ans ça suffit pour dire leur opposition au régime monarchique institué par la 5ème République. En 2008, clamons clairement «&amp;nbsp;un an ça suffit » à ceux qui dépècent notre pays et le meilleur de son héritage social, laïque et républicain.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme en 68, mieux qu’en 68, prenons conscience qu’aucun pouvoir capitaliste, si arrogant soit-il, ne peut résister aux travailleurs quand ils s’unissent à la jeunesse dans le combat anticapitaliste pour le progrès social&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme en 68, construisons un syndicalisme de classe gage d’unité et de succès pour le monde du travail&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Premiers signataires&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Roger Silvain (métallo Renault retraité, secrétaire général adjoint de la CGT Renault en 1968), Jacques Leclercq (Sec. gal UD CGT Douai, 59), Jacques Le Meur (CGT, 22), Bernard Colovray (CGT, 69), Jacques Magnin (CGT, 74), Benoit Foucambert (FSU, 28), Pascal Rolando (FSU, 28), Giovanni Di Mino (FSU, 13), René Barthes (FSU, 13), Sigrid Girardin (FSU, 28), Bernard Parquet (CGT, 94), Jacques Lacaze (CGT, 62), Georges Gastaud (FSU, 62), Vincent Flament (FSU, 59), Jean-François Dejours (FSU, 62), Marc-Olivier Gavois (FSU, 13), Jacques Tourtaux (CGT, 51), Michelle Mallet (CGT , 75), Bernard Guillaumin (FSU, 78), Robert Rondeau (CGT, 78), Christophe Leclercq  (DS CGT Brasserie DOUAI), Alain Pilniack (DS CGT Mission Locale pour l'emploi DOUAI), Aurélien Volpi (DS CGT CAT Transports DOUAI CUINCY), Marcel Lemaire (DS CGT RFA NORD DOUAI), Jean Marc Massemin (DS CGT AXTER DOUAI), René Chmielezki  (DS LACTALICE DOUAI), Haddouch Mohamed (DS CGT SAVELYS DOUAI), Nadyne Dubus (Secrétaire Adm. UL CGT DOUAI), Gwizdeck Bernadette (S MAVIE DOUAI), Eric Doisy (PD CE CGT Brasserie DOUAI), Jérôme Guilain  (EX DS CGT DELPHI DOUAI), Aurélien Djament (CGT, 44), Jean Lévy (anc. Resp CGT des banques, 94),syndicat des paysans d'Aoulouz Maroc,&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>La lucha de los campesinos pobres de la provincia marroquí de Taroudant por la tierra, el agua y la luz</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://amallahoucine.blogjahiz.com/index.php?2008/04/08/35-la-lucha-de-los-campesinos-pobres-de-la-provincia-marroqui-de-taroudant-por-la-tierra-el-agua-y-la-luz" />
  <updated>2008-04-08T19:18:51+00:00</updated>
  <id>tag:amallahoucine.blogjahiz.com,2008-04-08:/35</id>
  <author><name>Taroudant</name></author>
  <category term="Paysans-pauvres" label="paysans pauvres"/>
  <summary>Amal Lahoucine, noviembre de 2006


Traducido por Rocío Anguiano


Foto de portada: una Argania spinosa o argán. Este árbol cubre cientos de miles de hectáreas en Marruecos, y sin embargo está
desapareciendo debido a los cultivos de hortalizas y cítricos para la exportación. Los campesinos de Souss Massa Draa, tan
amenazados como el argán, luchan por sobrevivir. Si quieren saber más, lean el siguiente informe.</summary>
  <content type="html">&lt;p&gt;Amal Lahoucine, noviembre de 2006&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Traducido por Rocío Anguiano&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Foto de portada: una Argania spinosa o argán. Este árbol cubre cientos de miles de hectáreas en Marruecos, y sin embargo está
desapareciendo debido a los cultivos de hortalizas y cítricos para la exportación. Los campesinos de Souss Massa Draa, tan
amenazados como el argán, luchan por sobrevivir. Si quieren saber más, lean el siguiente informe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;• Contenido:
1 - La lucha de los campesinos pobres de Ouzioua en Marruecos por el derecho
a los bienes públicos, por Amal Lahoucine, Taroudant, noviembre de 2006.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;2 - El discurso oficial&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;3 - Petición de acción&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;4 - “Estoy dispuesto a luchar hasta la muerte por los bienes públicos”:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Entrevista con el campesino pobre militante Hassan Id Abdallah (pueblo de
Tasdermt, provincia de Taroudant, región de Souss Massa Drâa, Marruecos)
por Amal Lahoucine, noviembre de 2006.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;5 - “Han destruido nuestro entorno natural – La agricultura es nuestro único
oficio, nuestra identidad” – Entrevista con Aakik Driss, secretario general del
Sindicato de Campesinos de Aoulouz (provincia de Taroudant).
6 - Sentada el 14 de noviembre en Ouzioua&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;7 - La lucha de los obreros y obreras de Ouled Teima&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;2
1 - La lucha de los campesinos pobres de Ouzioua en Marruecos por el derecho a
los bienes públicos&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Amal Lahoucine, Taroudant, noviembre de 2006.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La marcha roja del 7 de mayo de 2006 de los campesinos pobres de Ouzioua por su
derecho a la electricidad, el agua potable, el agua de riego y la explotación de los
recursos naturales en la zona del embalse de Mokhtar Soussi desencadenó una represión
judicial. Como es habitual, el régimen marroquí procesó a los militantes de la sociedad
civil de Ouzioua ante el Tribunal de Primera Instancia de Taroudant. El juicio oral del
28 de septiembre se aplazó por primera vez al 2 de noviembre de 2006 y después, por
segunda vez, al 7 de diciembre de 2006.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lo cinco militantes procesados son:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aakik Driss, secretario general del sindicato de los campesinos pobres.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Amal Lahoucine, presidente de la Asociación Ifghelen.&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Chkib Boubker, vicepresidente de la Asociación Atlas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bouichou Mohamed, concejal del Ayuntamiento de Ouzioua.&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Id bouichou Mohamed, campesino pobre miembro de la Asociación Atlas.&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Los campesinos pobres siguen luchando. Este es el trasfondo de esa lucha.&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;A - Panorámica del valle del Souss&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;El río Souss es el corazón latente del valle situado entre el Alto Atlas y el Antiatlas al
sur de Marruecos. El río mide 3960 km2. La provincia de Taroudant (Aoulouz, Ouled
Berhil y Taroudant) ocupa 740 000 hectáreas. Los recursos forestales ocupan 580 000
ha y 200 000 ha de la superficie total disponible para la agricultura, de las que 100 000
ha se riegan por bombeo.&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;La capa freática contiene 50 000 millones de metros cúbicos, de los que 8 000 millones
de metros cúbicos son aprovechables para la explotación por bombeo.
Posee una demografía muy densa de 90 personas por km2 y 60 personas por km2 en el
campo (la provincia de Taroudant cuenta con 800 000 habitantes).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Los recursos que ofrece el entorno del valle del Souss dan una idea de las posibilidades
de desarrollo agrícola de este río. Pero el sistema de riego por bombeo de una
agricultura de cítricos basada en la exportación hacia Europa desde los años cuarenta
del siglo XX y la aceleración de ese sistema hacia un sobrebombeo durante los años
sesenta, provocan los desequilibrios sociales en cuanto a la explotación de los recursos
naturales del valle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;El siguiente cuadro muestra la evolución del cultivo de cítricos en el valle:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Año 1940 1950 1955 1960 1976&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;cítricos en hectáreas 100 2200 5300 10600 19000&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Desde el año 2000, los cítricos ocupan 12 000 hectáreas solo en la región de Ouled
Behgil-Aoulouz.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;3
B - La necesidad de proteger el bosque de arganes&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;El argán tiene múltiples usos que suponen también muchas fuentes de ingresos:
la alimentación del ganado (bovino, caprino y camélido), la madera utilizada en la
carpintería, en la cocina tradicional (hornos) y en calefacciones y el aceite, de doble uso,
alimenticio y cosmético.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La fabricación del aceite la realizan las mujeres de forma totalmente manual. Ellas
recolectan y prensan los frutos, tuestan y muelen las almendras y amasan la pasta en el
molino de piedra.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Para fabricar un litro de aceite se necesitan al menos 16 horas, lo que refleja el nivel de
explotación de la mujer campesina que solo cobra 50 dirhams.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Los bosques de argán cubren una superficie de 400 000 ha en la región de Taroudant,
que representan el 56 % del conjunto nacional de estos bosques y ocupan el 74 % de la
superficie forestal total de la provincia.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Taroudant produce 1830 toneladas anuales de aceite de argán, es decir, el 53 % de la
producción nacional.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Los ingresos brutos que produce el argán ascienden a 1,8 mil millones de dh/año, o sea
430 dh/ha/año, que suponen más de 2,2 millones de días de trabajo.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La eclaración de los bosques de argán como “reserva de la biosfera”, la reorganización
de la investigación sobre estos árboles y sus derivados y la utilización de medios
modernos pueden convertir al argán en el eje central del desarrollo de Taroudant.
La destrucción de los bosques de argán en la llanura de Souss para plantar cítricos y el
sobrebombeo, por un lado, y el mal aprovechamiento de los recursos por parte de los
campesinos en la montaña, por otro, provocan la degradación del desarrollo del valle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Léanse a este respecto:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Arganier &lt;a href=&quot;Histoire d’une destruction&quot;&gt;Histoire d’une destruction&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;http://sd606.sivit.org/asays/article.php3?id_article=485&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'arganeraie marocaine se meurt&amp;nbsp;: problématique et bio-indication por Michel R.
Tarrier y Mohamed Benzyane http://www.secheresse.info/article.php3?id_article=228)
C - La situación de los campesinos pobres en Ouzioua&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Los embalses de Aoulouz (http://www.water.gov.ma/02patrimoine/fichesbarrages/
020.htm) y de Mokhtar Soussi (http://www.water.gov.ma/02patrimoine/fichesbarrages/
068.htm) están situados en la región de Ouzioua, en el este de la provincia de
Taroudant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Consecuencias de la construcción de los embalses:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Los campesinos pobres viven en condiciones catastróficas, tras haber perdido sus tierras&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;4
y sus recursos naturales a cambio de indemnizaciones muy bajas (tres dirhams por
metro cuadrado de tierra de regadío y dos dirhams el metro cuadrado de tierra bour -
regada únicamente por la lluvia- de secano).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;El 50 % viven en la zona cercana al embalse, 10 aduares del municipio de Tisrass en el
embalse de Aoulouz y siete aduares del municipio de Ouzioua en el embalse de
Mokhtar Soussi, viven en condiciones muy difíciles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;El 15 % viven en el municipio de Aoulouz&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;El 35 % abandonaron la zona y se fueron a Ouled Berhil y a Taroudant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D - Consecuencias de esta situación&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La construcción de estos dos embalses tuvo consecuencias nefastas para el desarrollo de
la zona en general y para la vida de los campesinos pobres en particular.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La política agrícola del estado marroquí en el valle del Souss desde los años 40 del siglo
XX, que tiende a acelerar la explotación de la capa freática mediante el sobrebombeo,
ha creado en algunas regiones (El Guerdain en la zona de Ouled Teima) una situación
catastrófica, que se explica por la decisión del Estado de implantar más de 12 000 ha de
cítricos en la región de Aoulouz y Ouled Berhil. Los estudios realizados por los
especialistas del PNUD y de la FAO durante los años 70 preveían el drama que vive la
región de Aoulouz hoy y el uso de los dos embalses para mejorar el riego en el valle.
La vida de los campesinos en el valle del Souss y, en particular, en la zona de los dos
embalses está en proceso de degradación.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Son explotados en las granjas de cítricos tras la pérdida de sus tierras y su
transformación en obreros agrícolas en condiciones jurídicas propias de la Edad Media.
Está también la doble explotación de la mujer en el trabajo (precios bajos, sexo) y
dentro de su familia (trabajo sin sueldo).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La cobertura sanitaria sigue siendo baja, el 15 % se realiza en centros sanitarios, el 43 %
por itinerancia, el 42 % mediante unidad móvil.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La salud de la población se degrada y, en consecuencia, se produce el aumento de la
morbilidad y de la mortalidad materno-infantil.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En efecto, la prevención sigue siendo el arma más eficaz para mejorar el estado de salud
de la población rural.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Día a día, los campesinos pobres pierden la tierra, el agua, el argán y su cultura
amazight (berebere) se encamina hacia una marginalización absoluta.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;E - El problema de la electricidad y el agua potable&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;5
A pesar de los importantes recursos naturales de la región de Ouzioua y de las ayudas de
la Agencia Francesa para el Desarrollo, 35 aduares del municipio de Ouzioua no
cuentan con electricidad ni agua potable. El Estado marroquí exige a tres aduares que
perdieron sus tierras por la construcción del embalse de Mokhtar Soussi el pago de 4900
dirhams por casa para conectarse a la red eléctrica nacional, aún cuando sabe que el
municipio rural había pagado una gran suma en cooperación con la oficina nacional de
electricidad desde 2001 y que el Ministro de Obras Publicas ya había sufragado la
conexión eléctrica al embalse de Mokhtar Soussi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Los habitantes de siete aduares, que perdieron sus casas tras la construcción del
pantano, carecen de electricidad y de agua potable desde 2001, y eso a pesar de la
financiación del proyecto de rehabilitación de los campesinos pobres por parte del
Estado, que asignó un fondo de 215 millones de céntimos a la electrificación y el
suministro de agua potable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La Agencia del Agua de Souss Massat no duda en pisotear el derecho natural de los
campesinos pobres al agua de riego procedente del embalse, deteniendo el curso natural
del agua, con el fin de reservar el agua para las fincas de los grandes propietarios.
En 2003 los campesinos pobres perdieron más de 200 olivos a causa del bloqueo total
del agua del embalse. La Agencia del Agua de Souss Massat intervino para crear
“asociaciones del agua” controladas por el alcalde del municipio y así aprobar un caudal
de 100 litros por segundo, lo que multiplicará los daños en los campos de los
campesinos pobres.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;F - Intervención de los campesinos pobres&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Para defender sus derechos, los campesinos pobres formaron asociaciones de desarrollo.
Contactaron con todos los responsables locales, regionales y nacionales sin recibir
ninguna respuesta positiva a sus problemas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;El 7 de mayo de 2006, la sociedad civil de Ouzioua organizaba una marcha pacífica
desde el embalse hasta el ayuntamiento. El régimen marroquí, por su parte, en vez de
entablar negociaciones con los representantes de las asociaciones y sancionar a los
verdaderos responsables del problema, decidió llevar a cinco militantes de estas
asociaciones ante el Tribunal de Primera Instancia de Taroudant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Los campesinos pobres contactaron a los responsables nacionales de los partidos
políticos de izquierda, la CDT, la UMT y la AMDH; una comisión les presentó un
informe sobre los problemas de los campesinos pobres de Ouzioua. En espera de la
respuesta a su petición de apoyo, tras el juicio oral de 2 de noviembre de 2006 se
organizó un encuentro entre esta comisión y el Frente de Defensa de los Servicios
Públicos y de los Derechos Fundamentales de Taroudant, formado por Annahj
Addimocrati, PADS, PCU, PPS, AMDH, UMT y CDT que tuvo lugar en la sede de la
CDT. La finalidad de este encuentro era apoyar la sentada de los campesinos pobres
prevista para el 14 de noviembre de 2006 y diseñar un programa de apoyo a las luchas
de los campesinos pobres de Ouzioua.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;¡Apoyen la lucha de los campesinos pobres marroquíes por sus derechos a los bienes
públicos: el agua, la tierra y la electricidad!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;6
Nota&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Situada en el noroeste de la región de Souss Massa Drâa, en el sur de Marruecos (cabeza de partido: Agadir) la provincia de Taroudant tiene
16 500 km2 y 800 000 habitantes que viven en 7 municipios urbanos y 82 municipios rurales.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;2 - El discurso oficial
Fíjense cómo presenta la administración regional de Souss Massa Drâa la agricultura de
la región:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;UNA PRODUCCIÓN VITAMINADA&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La agricultura es una de las actividades fundamentales de la zona. A menudo está
asociada a la ganadería intensiva o extensiva nómada. Contabilizando todas las especies
(camélidos, bovinos, caprinos y ovinos), la totalidad de los rebaños se estima en 2 605
400 de cabezas, sin olvidar los 4 millones de aves.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La agricultura genera un PIB de 4 mil millones de dirhams (el 12 % del PIB regional) y
da trabajo a 150 000 personas (el 16 % de los empleos). La superficie agrícola útil se
acerca a las 561 000 hectáreas, 190 000 de ellas de regadío.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;El Souss Massa es la primera zona hortofrutícola de Marruecos, destacando el cultivo
comercial de hortalizas con una producción de 685 000 toneladas que abarcan el 95 %
de las exportaciones nacionales de tomates. Le sigue la producción de cítricos, que
cubre cerca de 30 000 hectáreas y produce 666 000 toneladas, o sea, el 50 % de las
exportaciones nacionales de naranjas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Por su parte, los valles de Dadès y del Drâa, se dedican más bien a los cultivos
alimenticios (cereales, forraje), el cultivo de árboles frutales (las 185 000 hectáreas de
palmeras datileras producen 21 000 toneladas, es decir, el 63 % de la producción
nacional) y los cultivos especializados como la henna, el azafrán y los rosales de
perfumería.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;CONVERTIRSE EN UNA DE LAS REGIONES MÁS DINAMICAS DEL MUNDO
EN EL SECTOR DE LA AGRICULTURA&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En el horizonte del año 2015 está convertir la región en uno de los centros agrícolas más
dinámicos del mundo, empezando por conquistar un sitio en el trío de cabeza del
mercado europeo. Para ello, es necesario centrarse en los cultivos en pleno desarrollo y
diversificar las actividades hacia el sector secundario (industria agroalimentaria) y el
terciario (agrotech). En la parte extensiva, se debe reconducir al 50 % de los pequeños
agricultores que practican una agricultura tradicional hacia franjas de crecimiento más
modernas y prometedoras. Para el conjunto, hay que velar por el desarrollo sostenible y
el mantenimiento de esta actividad, restableciendo un equilibrio entre el consumo de
agua y las fuentes hídricas, renovables o no.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Fuente:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;http://www.regionsmd.com/index.php?option=com_content&amp;amp;task=view&amp;amp;id=54&amp;amp;Itemid
=132&amp;amp;lang=fr&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sin comentarios ¿no?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;7
3 - PETICIÓN DE ACCIÓN&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pedimos que expresen su solidaridad y su protesta contra los juicios de los cinco
militantes. Pueden enviar una carta de protesta a los siguientes responsables:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Primer Ministro: courrier@pm.gov.ma - Fax&amp;nbsp;: 212 037761010&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ministro de Justicia: courrier@mj.gov.ma - Fax 212 037723710&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ministro del Interior: courrier@mi.gov.ma - Fax 212 037766861 212 037767404&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Gobernador de Taroudant: Fax 212 028852018&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Valí (Prefecto) de Agadir: Fax 212 028840249&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Copia de sus mensajes a: tarwd_orgs@yahoo.fr y azls2006@yahoo.fr&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Propuesta de mensaje:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;QUEREMOS EXPRESAR NUESTRA SOLIDARIDAD CON LAS CINCO
PERSONAS DE OUZIOUA QUE TENDRÁN QUE PRESENTARSE ANTE EL
TRIBUNAL DE PRIMERA INSTANCIA DE TAROUDANT EL 7 DE DICIEMBRE
DE 2006 POR HABERSE MANIFESTADO EL 7 DE MAYO DE 2006.
PROTESTAMOS POR ESTA REPRESIÓN CONTRA LOS MILITANTES
ASOCIATIVOS QUE SOLO LUCHABAN POR SU DERECHO A LA
ELECTRICIDAD, EL AGUA POTABLE, EL AGUA DE RIEGO Y LA
EXPLOTACIÓN DE LOS RECURSOS NATURALES EN LA ZONA DEL
EMBALSE DE MOKHTAR SOUSSI.
APOYAMOS SU DEFENSA DE LA TIERRA, DEL AGUA, DEL BOSQUE DE
ARGANES Y DE LA CULTURA AMAZIGH.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;8
Hassan Id Abdallah (2º por la izda.) y Aakik Driss (4º por la izda.) en Aoulouz.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;4 - “Estoy dispuesto a luchar hasta la muerte por los bienes públicos”
Entrevista con el campesino pobre militante Hassan Id Abdallah (pueblo de Tasdermt,
provincia de Taroudant, región de Souss Massa Drâa, Marruecos).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Amal Lahoucine, noviembre de 2006.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Hassan Id Abdallah es un campesino pobre militante. Vive en el aduar de Tasdermt
(palabra amazigh que significa puerta), situado en la entrada del valle de Ouzioua. Es
uno de los fundadores de la asociación Ifghelen (que significa espacio reservado a los
rebaños del pueblo) que se formó en 1997. Ifghelen es también el nombre del sitio en el
que se construyó el embalse de Aoulouz. Hassan es asimismo miembro fundador del
sindicato de los campesinos pobres de Aoulouz. Hoy vive en el nuevo pueblo, Tisrass,
creado tras la destrucción de Tasdermt, donde se instaló con su familia tras el desalojo a
causa del embalse. En su antiguo pueblo, la familia Id Abdallah tenía una bonita casa
situada al pie de una montaña dominando el valle de Ouzioua. Hoy solo quedan los
recuerdos de la antigua y hermosa Tasdermt.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Esto es lo que me contó Hassan.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nos habla primero de su casa en el antiguo Tasdermt.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Estoy dispuesto a luchar hasta la muerte por los bienes públicos de Ouzioua pese a la&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;9
enfermedad que me obliga a permanecer en el hospital de Mokhtar Soussi en Taroudant
desde el pasado miércoles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tasdermt, mi pueblo natal, forma ahora parte del pasado, pero su recuerdo no se borra,
me acuerdo de todos los detalles, como si fuera hoy. Nuestra bonita casa al pie de la
montaña, en la puerta del valle de Ouzioua Tasdermt (que también significa el lugar y el
papel social de un hombre en la sociedad) en la orilla del río Ouzioua, que corre sin
parar durante las cuatro estaciones. Nuestra nueva casa, acabada en 1986, tiene una
superficie de 360 m2, está construida en piedra y cemento, tiene dos pisos y 12
habitaciones con cocina tradicional, baño y patio, más un sitio para los animales. Los
gastos de todos estos bienes, más 70 árboles frutales variados, ascienden a 7777 Euros.
En el momento del desalojo forzoso, me negué a abandonar nuestra casa sin que se
hiciera un informe jurídico para justificar el valor exacto de la compensación legal. Era
la única casa que permanecía en pie en Tasdermt frente al buldózer que había destruido
nuestro pueblo. Los campos y cosechas habían sido arrasados por ese buldózer, para
destruir las pruebas del robo cometido en el momento de inventariar los bienes de los
campesinos pobres. Yo había enviado cartas de protesta a los responsables locales y
nacionales pidiendo una tasación pericial de nuestros bienes. Un experto de la provincia
vino por fin a hacer su trabajo. Eso fue en los años de plomo, en 1988. Pero no se
solucionó nada. Todo el fruto de mi trabajo en el campo en Tasdermt y del de mi
hermano, obrero emigrado a Francia desde los años 60, se perdió, destruido para
construir el capitalismo.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A continuación Hassan nos habla de las inundaciones en el momento de tasar las
tierras de los campesinos desalojados.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lo segundo que permanece grabado en mi memoria es cómo arrasaron las tierras
cercanas al río con las inundaciones de 1987, antes de tasar nuestros campos. El río
había destrozado una buena parte de los campos de los campesinos pobres, sin que
hubiera ninguna ayuda por parte del régimen marroquí. Lo importante es que el mapa
topográfico que se va a utilizar para tasar los campos ya estaba hecho antes de las
inundaciones. La pregunta que planteaban los campesinos pobres era: “¿Para quien se
tasan esas tierras perdidas por las inundaciones?” Hay que decir que había una lista de
personas que tenían relaciones directas o indirectas con el régimen marroquí y que
fueron beneficiarias cuando legalmente no poseían ningún bien en la zona. También hay
que añadir que se expoliaron los bienes de los campesinos pobres sin darles ninguna
compensación y que algunos todavía esperan la ejecución de las decisiones del Tribunal
Administrativo de Agadir. Yo soy uno de los que esperan la apertura de juicios por
violaciones graves de los derechos económicos.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Hassan habla a continuación de la lucha de los campesinos por conservar lo que les
quedaba de tierras bours (término amazigh para designar las tierras que se riegan solo
con agua de la lluvia) y la situación del nuevo pueblo.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Este tema se planteó después del desalojo al que siguió una compensación ridícula,
prácticamente nada. Teníamos un bour muy importante a un kilómetro del embalse, era
el único sitio que quedaba para instalarse a principios de los años 90. Volvimos a
empezar de cero, había que construir una casa que ya no era como la que perdimos en el
pantano, había que cavar un pozo para obtener agua para la construcción de la vivienda,
agua potable y riego del huerto junto a la casa. Entonces tuvimos que enfrentarnos a los
agentes de las Aguas y Bosques que venían a plantar eucaliptos, para obligar a los&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;10
campesinos pobres a irse de allí. Era una verdadera pelea contra los responsables de las
Aguas y Bosques, que querían limitar nuestro territorio y acabar con nuestro bosque de
arganes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cada vez que plantaban eucaliptos, yo iba a cortarlos y a destruir los deslindes que
habían trazado. Todo esto fue una lucha en solitario, no teníamos ningún tipo de
organización, en un mundo de campesinos pobres desarraigados de su tierra natal, en la
tortura de los años negros. Finalmente, pusimos la primera piedra de un nuevo
municipio que se llamó Tisrass (palabra amazigh que significa las posiciones). Entonces
se abrió una nueva página en la lucha, esta vez contra el alcalde del nuevo municipio,
hijo de un comprador y agente de las autoridades coloniales. Tras mi encuentro con el
camarada Amal Lahoucine en 1995, opté por la militancia: presentamos nuestro caso
ante el AMDH (Asociación Marroquí de Derechos Humanos) en Taroudant, después
formamos la asociación Ifghelen en 1997 y el sindicato de los campesinos en 2001.
La creación de la Asociación Ifghelen&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Después de instalarnos en nuestra nueva Tasdermt y de presentar el informe de nuestro
caso en la oficina de la AMDH en Taroudant, faltaban dos cosas por hacer. La primera
era organizarse en una asociación de campesinos. En abril de 1997 en la casa de Lhaj
Mohamed, se organizó una asamblea con un número limitado de campesinos pobres que
tenían una experiencia de lucha por sus derechos. La presidió el camarada Amel
Lahoucine. Habíamos luchado en el ámbito local y nacional, enviado cartas de protesta
al Gobernador de Taroudant y a los Ministros del Interior y de Obras Públicas, cartas
pidiendo apoyo a los partidos políticos y diputados de la provincia y finalmente
habíamos presentado un recurso judicial ante el Tribunal Administrativo de Agadir.
De este modo, el 27 de abril de 1997 se constituía una asociación campesina, por
iniciativa de los militantes de la AMDH (Asociación Marroquí de Derechos Humanos)
de Taroudant. Las autoridades de Aoulouz se negaron a reconocerla y a darnos el
comprobante de la presentación del expediente. En la época, crear una asociación de
campesinos pobres en la zona del embalse de Aoulouz era imposible. Con Hasán II, la
política de los embalses era una cosa sagrada, lo que explica la imposibilidad de
intervención de los partidos políticos parlamentarios en este caso. Así que iniciamos
otra lucha por el derecho a organizarnos tras haber presentado la documentación de la
asociación ante el fiscal de Taroudant. El resguardo de presentación que nos dio el
Tribunal permitió gestionar los temas administrativos internos pero no podíamos
organizar actividades públicas. Esta situación duró tres años; en marzo de 2000 las
autoridades de Aoulouz nos dieron por fin el comprobante de haber presentado la
documentación de la asociación.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nuestra primera actividad pública tuvo lugar en abril de 2000: organizamos un
encuentro del militante marxista marroquí Abraham Serfaty con la sociedad civil de
Aoulouz con el tema “militancia es desarrollo de los campesinos pobres de Taroudant&quot;.
Durante este encuentro, el camarada Abraham señaló cuatro referentes para la militancia
en el Souss. El primero era la lucha por el derecho a la tierra, contra la violación de las
tierras colectivas de los campesinos pobres por parte de los grandes propietarios. El
segundo era la lucha por el derecho al agua, contra la destrucción de la capa freática en
el Souss por el sobrebombeo en los terrenos de los grandes propietarios. El tercero era
la protección del argán, en peligro debido a la implantación de cítricos en el Souss. El&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;11
cuarto era el desarrollo de la cultura y de la lengua amazigh, marginadas por el régimen
marroquí. Para lograrlo, el militante Abraham proponía trabajar en dos frentes con el fin
de organizarse bien. El primero era la asociación Ifghelen y el segundo debía ser el
sindicato de los campesinos. Tras este encuentro, la asociación siguió luchando por el
derecho de los campesinos pobres de Ouzioua a sus bienes. Lo primero era ocuparse de
los expedientes presentados ante el Tribunal Administrativo de Agadir, para la
ejecución de sus decisiones que se prolongó tres años; en 2004 empezaron a pagarse las
indemnizaciones. A pesar de la escasez de esas indemnizaciones, todavía hay
pendientes muchos expedientes. Entre ellos, el de nuestra casa, sobre el que el Tribunal
no ha tomado, todavía hoy, decisión alguna. No entiendo por qué el poder marroquí
habla de democracia y derechos humanos cuando no tiene el valor para solucionar los
problemas de los campesinos pobres de Ouzioua.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La creación del sindicato de los campesinos&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Había que acelerar la lucha, según pasaba el tiempo los problemas se multiplicaban y se
hacía necesaria la creación de un sindicato campesino. Iniciamos una nueva lucha por el
resto de las tierras de los campesinos de los siete douars desalojados por el embalse. En
2001, el alcalde del municipio de Tisrass intentó ocupar 121 hectáreas de tierras de
campesinos pobres falsificando documentos con ayuda de las autoridades y de las
Aguas y Bosques de Taroudant. No dimos cuenta y cuando los responsables del catastro
de Taroudant intentaron marcar las lindes de estas tierras, les detuvieron los campesinos
pobres. Hubo una alerta general: se convocó una asamblea en la sala municipal de
Aoulouz con el apoyo de militantes de la Vía Democrática de Taroudant. Al final de la
reunión se había constituido el comité sindical de campesinos y su primera tarea fue
organizar la lucha contra el alcalde del municipio de Tisrass. Se interpuso una demanda
ante el fiscal y el jefe del catastro de Taroudant para detener el deslinde de esas tierras.
¿Por qué había decidido el alcalde del municipio ocupar esas tierras?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Es muy sencillo: el régimen marroquí estaba convencido de que, ante nuestra lucha por
el resto de las tierras, ese era el único medio para movilizar a sus aliados y poder llevar
a cabo el resto del programa de desalojo. La idea general que subyacía en este asunto
era abrir el camino para la ocupación de esas tierras a los grandes propietarios que
habían puesto sus miras sobre los extensos bosques de Ouzioua. Un antiguo cargo de la
provincia de Taroudant, responsable de todas las violaciones graves derechos de los
campesinos en el embalse de Aoulouz, ocupó así 20 hectáreas cerca del pantano
utilizando el mismo método: falsificando documentos que puso a nombre de su hijo.
Ahora ha sacado un anuncio en el que busca un comprador para esa tierra, que se
encuentra al lado de la finca del alcalde del municipio de Tisrass.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;El 26 de enero de 2003 el sindicato, la Asociación Ifghelen y la Asociación ATTAC de
Taroudant organizaban una sentada ante la sede del ayuntamiento de Tisrass. Los
campesinos pobres estaban bien organizados. En las elecciones de 2003, los campesinos
pobres derrotaron al señor alcalde votando a un equipo formado por algunos miembros
activos de la asociación y del sindicato. El alcalde quedó fuera de juego. Pero no por eso
detuvo sus maniobras: ahora acaba de sacar otro documento falso para intentar ocupar
todo el pueblo. Este hombre ha pasado sus dos años al frente del ayuntamiento
falsificando documentos. Su función en la corporación municipal era llevar a buen fin la
misión del régimen marroquí que pretende explotar de forma exclusiva y sin límites los
recursos naturales del Souss. Para lograrlo, tras la construcción del embalse de Aoulouz&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;12
y el desalojo de los campesinos pobres de 7 aduares, el régimen dividía el municipio de
Ouzioua y creaba el de Tisrass, con el fin de fragmentar todavía más el municipio de
Ouzioua, para abrir una nueva página de sufrimiento de los campesinos pobres de la
zona del embalse de Mokhtar Soussi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;5- “Han destruido nuestro entorno natural – La agricultura es nuestro único oficio,
nuestra identidad” – Entrevista con Aakik Driss, secretario general del Sindicato
de Campesinos de Aoulouz (provincia de Taroudant).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Declaraciones recogidas por Amal Lahoucine, noviembre 2006&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aakik Driss es un activista de la sociedad civil de Ouzioua, en la provincia de
Taroudant, región del Souss Massa Drâa, en Marruecos. Es secretario general del
Sindicato de Campesinos Pobres y miembro del movimiento La Vía Democrática de
Taroudant. Desde febrero de 2006 es coordinador del Comité de las Asociaciones de
Desarrollo de Ouzioua que lucha por el derecho a los bienes públicos. Es uno de los
cinco inculpados por la marcha roja del pasado 7 de mayo en Ouzioua, que
comparecerán ante el Tribunal de Primera Instancia de Taroudant el 7 de diciembre de
2006.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Estas son sus palabras.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La lucha de los campesinos pobres de Ouzioua empezó por su derecho a los bienes
públicos.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La lucha de los campesinos pobres de Ouzioua empezó hace mucho tiempo. La
construcción del embalse de Moukhtar Soussi desempeñó un papel esencial en nuestra
lucha. La decisión política de construir este embalse no tuvo en cuenta los bienes de los
campesinos pobres. El régimen marroquí defiende siempre los intereses de los
compradores y de los grandes propietarios en la llanura de Souss, quienes, tras arrancar
los arganes, ocuparon las tierras colectivas de los campesinos pobres en la zona. Todo
ello para implantar campos de hortalizas y cítricos, o lo que es lo mismo, para impulsar
una agricultura capitalista destinada a la exportación hacia Europa. El embalse se
construyó con el sudor y la sangre de los campesinos pobres de Ouzioua que perdieron
sus tierras, su único medio de subsistencia, a cambio de indemnizaciones ridículas.
¡Imagínense que un metro cuadrado de tierra regada por el agua del río, que puede dar
cosechas durante las cuatro estaciones, se pagó a 30 céntimos de euro! ¡Piensen que la
indemnización por un olivo con más de cien años, que puede producir una media de 60
litros de aceite anuales, fue de 80 euros, cuando un litro de aceite vale hoy 5 euros!
Estos son ejemplos concretos que les pueden dar una idea del drama que viven los
campesinos pobres de Ouzioua.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;¿En tu opinión, quién es el responsable de esta situación?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;El primero evidentemente es el régimen de Hassan II que optó por explotar a los
campesinos pobres, al permitir que los grandes propietarios ocuparan sus tierras,
estableciendo sus propiedades en el Souss, mediante la integración de la política de
embalses, que representa para nosotros un drama irremediable y amenaza la región de
generación en generación. Las tierras no son lo único que se arrasa, el argán también.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La
13
planta natural característica del sur de Marruecos es la gran perjudicada por esta
política. El Souss es una región casi sahariana, las lluvias no caen de forma regular, la
media es de 150 mm/año, el argán es una planta que preserva el agua de la capa freática
por su bajo consumo de agua (25 veces menos que los cítricos). Es una planta de
biosfera, que conserva el equilibrio natural. Frente a esto, el sobrebombeo en los
campos de hortalizas y la aniquilación del argán en la llanura ocasionan el descenso de
la capa freática en el Souss. Esto produce un desequilibrio natural en la cuenca del
Souss que pone en peligro la vida de los campesinos pobres no solo en la llanura sino
también en las montañas, ya que la disminución del nivel de la capa freática supone una
reducción del caudal de agua de las fuentes naturales de montaña y, en algunos casos,
incluso el agotamiento de esas fuentes naturales. Los campesinos pobres en la llanura ya
no pueden conseguir agua para el riego por los métodos tradicionales, porque no
cuentan con ayudas financieras del Estado, que en cambio pone sumas increíbles a
disposición de los grandes propietarios.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;El segundo responsable de esta situación es el alcalde rural de Ouzioua, el brazo
derecho de las autoridades de Taroudant. Por lo que a nosotros se refiere, él es el
responsable directo de esta catástrofe que viven hoy los campesinos pobres de Ouzioua,
él es quien dio un cheque en blanco para la aplicación de esta política en Ouzioua. Él es
el responsable de todos los problemas de los campesinos pobres en los embalses de
Aoulouz en los años 80 y de Moukhtar Soussi en los 90. Él era el presidente de la
comisión que manipuló todos los documentos de las propiedades de la población en la
zona de estos dos pantanos. Él es quien se hizo cargo de toda la financiación de los
ingresos de la construcción de los dos embalses en el territorio del municipio y de los
proyectos destinados al desarrollo de Ouzioua. Evidentemente no es el único, están
también los altos cargos de la provincia y de la dirección provincial del Ministerio de
Obras Públicas de Taroudant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;¿Cuáles son las demandas de los campesinos pobres hoy?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lo primero es la revisión de las indemnizaciones por las propiedades que perdimos,
tienen que compensarnos con cantidades que cubran nuestros derechos a la tierra, el
agua, los recursos naturales, sobre todo la conservación del argán y el desarrollo de la
cultura y la lengua amazigh. A este respecto, quiero señalar que lo que ha destruido el
desalojo es nuestra propia historia: se nos ha desarraigado de nuestra tierra, en la que
nuestros antepasados habían creado nuestra civilización. Aunque esta compensación no
pueda reemplazar toda la perdida moral y material que hemos sufrido, lo que hace falta
es una verdadera decisión política de integrarnos en el verdadero medio natural del
mundo campesino. Esto solo es posible mediante la sustitución de las tierras perdidas
por tierras de la misma calidad, con una financiación de nuestros proyectos agrícolas.
La agricultura es el único oficio que tenemos entre manos, es nuestra identidad.
Lo segundo es que se juzgue a los responsables de esta situación, porque ni siquiera una
compensación legal puede aliviar el sufrimiento soportado durante todos estos años. La
sociedad civil de Ouzioua rechaza la impunidad de estos responsables que han destruido
los bienes públicos de Ouzioua. El alcalde es el primero de la lista de personas que hay
que juzgar. Sus cinco mandatos sucesivos durante 31 años al frente del concejo
municipal están ahí para poner de manifiesto su responsabilidad en la catástrofe de los
bienes públicos de Ouzioua.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;¿Podrías describirnos la situación del municipio de Ouzioua?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;14
El visitante de Ouzioua puede ver a simple vista la situación de un municipio en el que
solo hay polvo natural. Una sede del ayuntamiento que data de la Edad Media, situada
entre una establecimiento que lleva el nombre de “agencia postal” y una pequeña
mezquita. Un rastro impreciso de asfalto que une Aoulouz con el embalse de Moukhtar
Soussi, totalmente cubierto de polvo. Tiendas pequeñas a un lado y otro de la carretera.
Un colegio con algunas aulas pequeñas y un núcleo escolar de cuatro clases construido
hace cinco años. Una sede de la oficina agrícola que no ofrece ningún servicio a los
campesinos pobres. Un pequeño cuadrado de tierra de labor reservado al matadero y al
zoco (mercado). La electrificación cubre lo que llaman el centro de Ouzioua y
cuatro aduares desde 1998, con ocasión de la construcción de los dos embalses con el
sudor y la sangre de los campesinos pobres. El agua potable es una farsa, una asociación
de desarrollo local con la ayuda de ONG japonesas, gestiona la distribución del agua
potable en lo que se ha dado en llamar el centro de Ouzioua y en el pueblo del alcalde.
Esto es lo que el alcalde llama en sus entrevistas “el desarrollo de la región alcanzado
durante 31 años”. Por todo ello, la sociedad civil de Ouzioua pide que se juzgue al
alcalde como responsable de la destrucción de los bienes públicos de Ouzioua.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Queda por decir que siete aduares que perdieron sus tierras y sus casas llevan sin
electricidad ni agua potable en su nuevo hábitat desde 2001, a pesar de los 300 000
euros que se destinaron a la rehabilitación de los campesinos pobres tras su desalojo.
Son bienes públicos que el alcalde dilapidó siguiendo su costumbre, él es el responsable
y debe ser juzgado. Tres aduares que perdieron buena parte de sus tierras en el embalse
de Moukhtar Soussi pero no perdieron sus casas, carecen de electricidad debido a la
elevada suma que les exigen para enganchar sus casas a las líneas eléctricas nacionales.
Y eso a pesar de que la conexión de esas líneas al embalse fue financiada por el
Ministerio de Obras Publicas, líneas que pasan por encima de las tierras de los
campesinos pobres del aduar de Idergan, mi pueblo natal. El aduar de Iberkenatn
Arkraker es otra víctima de la política de la segregación llevada a cabo por el alcalde,
que le castigó por su oposición durante las elecciones eliminándolo de la lista de
aduares con electrificación desde 1998, aunque esté junto a la sede del ayuntamiento.
Quedan 27 aduares marginados que se hallan en una situación crítica y se encuentran
muy lejos de estar en vías de desarrollo.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;6 - Sentada el 14 de noviembre en Ouzioua&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La sociedad civil de Ouzioua organizó una sentada el martes 14 de noviembre de 2006
de 10 h a 12 h delante del ayuntamiento de Ouzioua. La finalidad de esta manifestación
era protestar contra el procesamiento de cinco militantes de las asociaciones de
campesinos pobres ante el Tribunal de Primera Instancia de Taroudant. El juicio oral,
fijado para el 28 de septiembre, se aplazó primero al 2 de noviembre de 2006 y luego al
7 de diciembre del mismo año. A estos militantes se les acusa de haber participado en la
marcha roja de campesinos pobres organizada por la sociedad civil de Ouzioua el 7 de
mayo de 2006, para defender sus derechos a la tierra, al agua y a la electricidad en la
zona del embalse de Mokhtar Soussi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A día de hoy, las autoridades todavía no han entablado conversaciones responsables con
las asociaciones para resolver el problema de la electrificación, el agua potable, el agua
de riego y las indemnizaciones por las tierras perdidas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;15
Esta fue la razón por la que esa mañana las siguientes asociaciones organizaron una
sentada de protesta delante del ayuntamiento de Ouzioua:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sindicato de campesinos, Asociación Ifghelen, Asociación Atlas, Asociación Taghtate,
Asociación Assoul, Asociación Moukhtar Soussi, Asociación Ibrguenaten, Asociación
Tabiat, Asociación Asgoun.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Estas asociaciones cuentan con el apoyo del Frente de Defensa de los Bienes Públicos y
de los Derechos Fundamentales de Taroudant, formado por: el Partido de la Vanguardia
Democrática y Socialista, el Movimiento de la Vía Democrática, el Partido del
Congreso de la Unión, el Partido Progresista y Socialista, la Asociación Marroquí de
Derechos Humanos, la Unión Marroquí del Trabajo, la Confederación Democrática del
Trabajo.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Los campesinos de Aouluz y Mokhtar Soussi reclaman el derecho a la tierra y a los recursos forestales,
así como al desarrollo de la lengua y la cultura amazigh.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;7- La lucha de los obreros y obreras de Ouled Teima (Marruecos)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Según el representante de la inspección del trabajo, en la provincia de Taroudant, hay
más de 750 propiedades agrícolas con una superficie que oscila entre 10 y 500
hectáreas, en las que, según la estación, trabajan entre 15 000 y 17 000 jornaleros.
Todos estos obreros son campesinos que se vieron obligados a vender sus tierras tras la
construcción del embalse que, en vez de proporcionarles agua y bienestar, lo que ha
hecho es causar su desgracia y su ruina. El objetivo de estos embalses era exactamente
ese: acelerar el paso a una agricultura capitalista intensiva destinada a la exportación de&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;16
hortalizas y cítricos hacia el mercado exterior, principalmente hacia Europa.
Hay 13 centros de embalaje (la parte esencial de la producción se exporta) en los que
operan entre 3500 y 4000 obreros y obreras. El 90 % son mujeres y trabajan en unas
condiciones de explotación que rozan la esclavitud:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- jornadas de 10 a 12 horas&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- salario de 4 euros diarios&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- sin tarjeta de trabajo (1)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- sin seguridad social&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- sin ayudas familiares.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- sin vacaciones o días festivos pagados&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- sin mutua sanitaria.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Las mujeres que trabajan como obreras agrícolas o agroindustriales son campesinas y
mujeres de los barrios populares de Marrakech, Safi, Essaouira, Casablanca y
Ourzazate.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La región de Ouled Teima está entre las primeras zonas de las tierras colectivas de
campesinos pobres que explotaron los colonos en los años 40 del siglo XX. Más del 50
% de las propiedades están en manos de la nomenclatura (miembros de la realeza,
ministros, diputados, compradores, altos mandos del ejército y sus mujeres e hijos).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Los obreros y obreras agrícolas luchan por:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- las libertades sindicales&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- tener tarjeta de trabajo&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- tener nóminas&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- las vacaciones anuales&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- el contrato&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- la readmisión de los obreros despedidos.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En una finca llamada Laglita (“agua estancada” en árabe) perteneciente a un alto oficial
jubilado, se despidió el 6 de junio de este año a cinco obreros. El comité sindical de la
Federación Nacional del Sector Agrícola (UMT) pidió al Comité Social y Económico
de la provincia una reunión de la Comisión Provincial (compuesta por representantes de
la provincia, la delegación del trabajo, la patronal y los sindicatos). El empresario se
negó a presentarse ante esta comisión, que se reunió el 13 de junio y el 16 de julio de
2006 sin su presencia.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;El 18 de julio de 2006, el empresario despidió a otros diez obreros, entre los que se
encontraban los miembros del comité sindical. Entonces, los obreros iniciaron la lucha:
- Sentada junto a la carretera principal nº 10 entre Agadir y Ouled Teima a partir del 27
de julio de 2006.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Sentada de dos horas delante de la finca.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Huelga de hambre de 48 horas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Marcha solidaria de los obreros de varias empresas de Ouled Teima el 3 de agosto de
2006.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Sentada de dos horas el 10 de agosto de 2006.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Marcha de los obreros de distintas empresas de Ouled Teima el 17 de agosto de 2006.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;17
Cinco obreros sindicalistas fueron procesados. El juicio oral ante el Tribunal de Primera
Instancia de 13 de noviembre de 2006 se aplazó al día 17 de noviembre de 2006.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Huelga de hambre de 24 horas el 24 de agosto de 2006.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;El 17 de septiembre de 2006 el ex gobernador visita a los obreros que llevan a cabo la
sentada y les increpa con palabras provocadoras y agresivas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;El 23 de septiembre de 2006 a las 6 de la mañana, las fuerzas represivas cargan contra la
sentada, echan a los manifestantes y queman sus cosas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Huelga general el 21 de septiembre de 2006.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Para apoyar a los trabajadores despedidos, los obreros de otras empresas organizan una
marcha de apoyo el 7 de octubre de 2006 desde el lugar de la sentada al centro de la
propiedad y se inicia una nueva sentada permanente.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Hay cuatro obreros procesados y el juicio oral del 26 de octubre de 2006 se aplaza al 7
de diciembre de 2006.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Otros cuatro obreros son encausados el 2 de noviembre de 2006.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Algunos de los 8 obreros procesados tienen dos y tres causas judiciales abiertas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;NDLR: Ouled Teima (también llamada Houara) es una localidad situada entre Agadir y Taroudant, en la llanura del Souss, cuya población ha
pasado de 1570 habitantes en 1960 a 60 000 en 1998, multiplicándose así por cuarenta, lo que es representativo de los cambios sociales
generados por la intrusión del capitalismo en los campos del Souss. Los habitantes de esta ciudad son gente de campo desarraigada y
obligada a trabajar en la producción agrícola para la exportación. Uno de los orgullos de la ciudad es su equipo de fútbol amateur, el Chabab
Houara, campeón de 2006 del grupo Sur de la Federación Nacional de Fútbol Amateur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nota de la traductora:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(1) Documento que el empresario debe proporcionar obligatoriamente a los trabajadores en el que consta el nombre o razón social de la
empresa, el número de afiliación a la Seguridad Social, la sede social de la empresa, los datos del trabajador así como sus condiciones de
trabajo (alta en la empresa, sueldo y número de afiliación a la Seguridad Social) y el nombre de la compañía aseguradora.
Amal Lahoucine es profesor, responsable sindical de la Unión Marroquí del Trabajo, miembro de la sección de Taroudant de la
Asociación Marroquí de Derechos Humanos, miembro de la comisión nacional de la Vía Democrática de Taroudant y presidente de
la Asociación Taroudant social y cultural. Visiten su blog: http://amallahoucine.blogjahiz.com y el sitio web
http://associattarwdant.hautetfort.com/&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Fuentes:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;http://www.azlsbasta.splinder.com&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;http://amallahoucine.blogjahiz.com&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;http://associattarwdant.hautetfort.com/&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En francés (Tlaxcala):&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=1637&amp;amp;lg=fr&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=1531&amp;amp;lg=fr%20&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=1637&amp;amp;lg=fr&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=1545&amp;amp;lg=fr&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Rocío Anguiano es miembro de los colectivos de Rebelión y Tlaxcala, la red de traductores por la diversidad lingüística. Esta
traducción se puede reproducir libremente a condición de citar al autor, al traductor y la fuente. URL de este
artículo: http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=1646&amp;amp;lg=es&lt;/p&gt;</content>
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  <title>La lutte des paysans pauvres d'Ouzioua au Maroc pour le droit aux biens publics</title>
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  <updated>2008-04-08T19:05:10+00:00</updated>
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  <author><name>Taroudant</name></author>
  <category term="Paysans-pauvres" label="paysans pauvres"/>
  <summary>L’arganier couvre des centaines de milliers d’hectares au Maroc. Il est en train de disparaître au profit des cultures de primeurs et d’agrumes pour l’exportation. Les paysans du Souss Massa Drâa, tout aussi menacés que l’arganier, se battent pour leur survie. Lisez ce dossier pour en savoir plus !</summary>
  <content type="html">&lt;p&gt;L’arganier couvre des centaines de milliers d’hectares au Maroc. Il est en train de disparaître au profit des cultures de primeurs et d’agrumes pour l’exportation. Les paysans du Souss Massa Drâa, tout aussi menacés que l’arganier, se battent pour leur survie. Lisez ce dossier pour en savoir plus&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Maroc
Dossier&lt;/p&gt;




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